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Les écoles albertaines en retard dans l'accueil des enfants diabétiques

Maureen Topp administre de l'insuline à sa fille Cali.

Maureen Topp a dû se battre avec l'école de sa fille Cali pour qu'un bon plan de gestion du diabète de sa fille soit mis en place.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Lee

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'association Diabetes Canada presse le gouvernement de l'Alberta d'établir une politique provinciale pour s'assurer que toutes les écoles répondent mieux aux besoins des enfants atteints de diabète de type 1.

À l’heure actuelle, il n'existe pas de politique de ce genre dans la province, et la gestion de cette maladie chronique est laissée à la discrétion de chaque école et conseil scolaire.

« C’est un sujet très sensible pour les parents et chacun a vécu des choses différentes. Certaines écoles vont faire tout leur possible pour leur rendre service, mais d’autres sont très difficiles », raconte Scott McRae, directeur régional de l’Alberta à Diabetes Canada.

Une résidente de Cochrane, à l’ouest de Calgary, Maureen Topp, a vécu une de ces situations difficiles avec sa fille, Cali, dont le diabète de type 1 a été diagnostiqué à l’âge de 6 ans. Sa fille a manqué l’école pendant un mois après son diagnostic parce que les parents et l’établissement n’arrivaient pas à s’entendre sur un bon plan de gestion de la maladie.

« À ce moment-là, c’était totalement désorganisé. J’ai dû rechercher les meilleures pratiques en place, les lignes directrices de l’association des enseignants de l’Alberta… Un parent ne devrait pas avoir à faire tout cela », explique Mme Topp.

Le diabète de type 1 se caractérise par l'absence totale de production d'insuline. La personne diabétique de type 1 dépend donc d'injections quotidiennes d’insuline ou d'une pompe à insuline pour assurer sa survie. Ce type de diablète touche environ 10 % des personnes diabétiques.

Source : Diabète Québec

École réticente

L’établissement refusait que le moniteur de glucose soit dans la salle de classe et partout où allait Cali. Seule l’aide-enseignante était autorisée à l’aider à lire son moniteur. Les sorties scolaires devaient se faire en présence d’un des parents de la fillette. L’école refusait également de prendre en charge toute injection d’insuline, ce qui a forcé Maureen Topp à s’assurer d’être toujours près de l’école en cas d’urgence.

Cali Topp
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Cali Topp avait peut de retourner à son école après son diagnostic.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Lee

« C’était épuisant. Apprendre que son enfant est diabétique est déjà une gifle en pleine face. L’école était un autre obstacle à surmonter », se souvient Mme Topp.

Après six mois de discussion, un plan de gestion du diabète de Cali a été trouvé, et la famille est aujourd’hui satisfaite.

Éduquer les enseignants

Diabetes Canada croit cependant que de telles situations ne devraient pas se produire quand 1 enfant sur 300 souffre de la maladie chronique.

« Il n’y a aucune raison qu’en 2017 un élève ne puisse pas avoir sa maladie soignée de manière acceptable. »

— Une citation de  Scott McRae, directeur régional Diabetes Canada

L’association souhaiterait ainsi que dans chaque établissement, deux personnes soient formées à reconnaître les signes d’hypoglycémie et à injecter de l’insuline. Une formation supplémentaire pourrait être donnée aux enseignants concernés.

Des discussions ont débuté avec le ministère de l’Éducation, mais aucune promesse n’a été faite.

Selon Diabetes Canada, une politique provinciale existe en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve.

D’après les informations de Jennifer Lee.

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