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Les Malécites pourraient réclamer un titre territorial au Nouveau-Brunswick

Le chef de la communauté malécite de Tobique, Ross Perley, portant une coiffe traditionnelle, au micro lors d'un rassemblement à l'extérieur
Le chef de la communauté malécite de Tobique, Ross Perley Photo: CBC / Julianne Hazlewood
Radio-Canada

Selon le chef de la communauté de Tobique, un titre pourrait être réclamé pour des terres traditionnelles dans l'ouest du Nouveau-Brunswick.

« En ce moment, nous travaillons à rassembler tout le savoir traditionnel que nos aînés possèdent et nous espérons pouvoir embaucher un historien pour monter notre dossier », a annoncé le chef Ross Perley.

Sans vouloir s’avancer sur l’étendue des travaux réalisés jusqu’à maintenant, le chef a dévoilé qu’une revendication territoriale pourrait être déposée assez rapidement.

« Disons simplement que beaucoup de bon travail a été réalisé jusqu’à maintenant et que, dans un proche futur, nous serons prêts à déposer une revendication territoriale malécite », a-t-il déclaré.

La revendication d’un titre autochtone pourrait avoir d’importantes répercussions sur les relations entre le peuple malécite et le gouvernement. Elle pourrait donner à la nation plus de pouvoir en ce qui concerne l’exploitation des ressources naturelles dans la région.

Jour du Traité

Plus de 150 personnes ont célébré dimanche, à Fredericton, le Jour anniversaire du traité, pour commémorer la signature du traité de Mascarene, en 1726, entre les Britanniques et les chefs malécites.

Si cette année marque le 291e anniversaire de la signature du traité, ce n’est que depuis 2016 qu’il est célébré.

Pour le chef Perley, l’événement est l'occasion de sensibiliser les gens aux revendications territoriales malécites.

Des chefs malécites, devant des drapeaux, participant à une cérémonie d'offrande de tabac pour leurs ancêtres.Des chefs malécites offrant du tabac pour leurs ancêtres Photo : CBC / Jordan Gill

Le gouvernement aura « beaucoup de travail » à faire

Le chef Perley estime que les gouvernements fédéral et provincial font mieux que les précédents en ce qui concerne les enjeux liés aux Autochtones, mais qu’ils doivent en faire plus.

« Il y a eu des progrès, mais il y a encore beaucoup de travail à faire [de la part du gouvernement] », a-t-il indiqué.

Ross Perley veut profiter de la commémoration du Jour du Traité pour faire comprendre aux non-Autochtones du Nouveau-Brunswick que les Malécites désirent tisser une alliance avec eux.

« En 1725, nous avons bâti un partenariat avec la couronne britannique à l’aide d’un traité, rappelle-t-il. Il y a toujours une volonté chez le peuple malécite de renforcer ce partenariat, mais le territoire doit d’abord être reconnu comme le nôtre. »

 

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