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L'aspect racial au centre de l'enquête du coroner sur la mort d'Andrew Loku

Photo d'Andrew Loku

Andrew Loku

Photo : Radio-Canada / Courtoisie de la famille

Radio-Canada

L'enquête du coroner sur la mort d'Andrew Loku, survenue en 2015 dans l'ouest de Toronto, a commencé lundi matin. L'immigrant du Soudan du Sud a été abattu par deux policiers au moment où il brandissait un marteau dans un immeuble réservé à des personnes atteintes de problèmes mentaux.

Un texte de Jean-Philippe Nadeau

Andrew Loku a été abattu par balles le 5 juillet 2015 à l'intérieur d'un complexe d'appartements d'Etobicoke. Un locataire avait composé le 911 après avoir entendu l'immigrant menacer une voisine avec un marteau.

 

La mort de l'Africain de 45 ans avait entraîné des manifestations monstres devant le QG de la police de Toronto durant deux semaines. Black Lives Matter avait exigé la publication du rapport de l'Unité des enquêtes spéciale qui avait blanchi les deux policiers qui avaient tiré sur lui. Le groupe se dit convaincu qu'Andrew Loku a été tué parce qu'il était Noir.

Le professeur émérite Alok Mukerjee, du Département de criminologie de l'Université Ryerson, dit que les affirmations de Black Lives Matter sont légitimes et que l'enquête du coroner devrait permettre de le vérifier ou non.

Contrairement aux autres enquêtes du coroner, celle-ci doit absolument aborder l'élément racial avec celui de la santé mentale pour s'assurer que la décision des deux policiers d'ouvrir le feu n'était pas influencée par leurs préjugés.

Alok Mukerjee, professeur au Département de criminologie, Université Ryerson

L'enquête devra donc se pencher sur toutes les circonstances précédant la mort d'Andrew Loku. On devrait également savoir si les agents qui l'ont abattu savaient qu'il habitait dans un complexe d'appartements que l'Association canadienne de la santé mentale loue pour certaines personnes comme lui.

Les deux policiers en question, dont l'identité a été protégée jusqu'à présent, viendront donner leur version des faits. Une vingtaine d'autres personnes ont également été appelées à la barre des témoins.

Le jury pourra faire des recommandations visant à prévenir d'autres décès dans des situations semblables. Il devra aussi dégager l'un des cinq verdicts suivants : mort accidentelle, homicide, suicide, mort naturelle ou cause indéterminée.

Le Dr James Edwards présidera l'enquête. L'avocat Michael Blain représentera le ministère public. Les audiences devraient durer trois semaines.

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