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Prévention et information : deux armes contre la maladie Lyme au Nouveau-Brunswick

La maladie de Lyme en progression
Radio-Canada

L'Université Mount Allison, à Sackville, au Nouveau-Brunswick, a invité le public à visiter son laboratoire de recherche sur les tiques, samedi, à l'occasion de la journée nationale d'action contre la maladie de Lyme.

Au Canada, 841 cas de maladie de Lyme ont été signalés en 2016, contre 144 en 2009. Le laboratoire de l'Université Mount Alison s'est donné pour mission d'aider à freiner cette expansion.

« Cette maladie commence juste à paraître au Canada, il n’y a pas longtemps. Ça fait qu'il n'y a pas beaucoup de choses qui sont connues à propos de ça. Puis, la prévention joue un rôle très important », affirme Julie Lewis, qui travaille au laboratoire.

Au Nouveau-Brunswick, la région du sud est la plus touchée. Dans la région de Saint-Jean, 107 tiques ont été envoyées au laboratoire en 2016. Les chercheurs ont déterminé que 17 % d'entre elles étaient porteuses de la maladie.

« C'est sûr que les changements climatiques n’aident pas. Plus le climat se réchauffe, plus il va y avoir des tiques qui vont pouvoir survivre pendant les hivers », explique la chercheuse.

Sa mission sera facilitée par l'investissement de 4 millions de dollars annoncé récemment par Jane Philpott, ministre fédérale de la Santé. Le montant est modeste, mais il devrait aider à améliorer le diagnostic et le traitement de la maladie, encore peu développés au Canada.

« N'importe quel argent va aider, c'est certain. Combiné avec les autres [subventions] qu'on va avoir, c'est sûr que ça peut faire une différence à essayer d'un peu [mieux] comprendre le problème », estime Julie Lewis.

Certains Canadiens doivent encore se rendre aux États-Unis pour comprendre leurs symptômes.

Des tiques mortesDe plus en plus de tiques au Nouveau-Brunswick sont porteuses de la bactérie responsable de la maladie de Lyme. Photo : Radio-Canada

« Vérifiez souvent après chaque petite randonnée dehors s'il y a des tiques même dans les cheveux. Ils peuvent vraiment se cacher », recommande Mme Lewis.

En attendant, la meilleure solution pour lutter contre la progression de la maladie demeure donc la prévention et la sensibilisation du public à cet enjeu.

D’après le reportage d’Anaïs Brasier

Nouveau-Brunswick

Santé publique