•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Dépotoirs illégaux au N.-B. : un citoyen réclame des mesures plus sévères

Radio-Canada

Un citoyen du District de services locaux de Sormany, dans le nord du Nouveau-Brunswick, dénonce les dépotoirs clandestins dans la région et il réclame des règles plus strictes pour décourager les contrevenants.

« Je ne sais pas si c'est fait par ignorance ou s’il y a du monde qui s'en fout complètement », lance Jacques Roy.

M. Roy décrit les objets qu’il a découverts dans un dépotoir improvisé en plein forêt. « Beaucoup de plastique, des bâches, des seaux, de gros seaux de plastique. Là, on a une télévision. Il y a des débris de construction, des corps de métal, ces choses-là », déplore-t-il.

Frustré, il juge inacceptable ce type de comportement sur les terres de la Couronne. « Il n’y a vraiment pas de raison de faire ces choses-là, il n’y a pas de raison parce que toutes ces choses-là peuvent être mises au chemin et sont ramassées », dit-il.

Jacques Roy estime que les petites pancartes des autorités provinciales indiquant que le dépôt d'ordures est interdit sur les terres de la Couronne n'ont pas d'effets dissuasifs.

Ça n'arrêtera personne de garocher [des déchets] dans l'environnement, ça. Vraiment, il faut donner des amendes sévères.

Jacques Roy, résident du District de services locaux de Sormany

Cet amoureux de la nature est particulièrement inquiet pour la faune. « Pour les animaux, c'est très dangereux s’ils marchent sur un objet pointu comme de la vitre ou des morceaux de métal ou des clous. »

Jacques Roy dit qu'il a découvert quatre ou cinq dépotoirs clandestins dans la région de Sormany. Choqué par la situation, il a même poussé l'audace jusqu'à suivre et interpeller un individu qui se dirigeait en forêt avec des déchets. Il affirme qu’il lui a demandé s’il avait des enfants et s’ils les aimaient. Ayant reçu une réponse affirmative, il a répliqué « pourquoi tu leur laisses un cadeau empoisonné? »

Les autorités provinciales ont nettoyé l'un des sites l'an dernier, mais c'est encore à recommencer. « Moi, je leur ai suggéré de mettre de grosses roches à l'entrée de ces chemins-là, parce que ce sont des culs-de-sac », indique M. Roy.

« Si on bouche un chemin et qu’il y a un incendie, ça peut créer des problèmes », dit toutefois Roger Selesse, agent de conservation dans la région 1.

Roger Selesse devant une carte géographique du nord du Nouveau-Brunswick

Roger Selesse, agent de conservation dans la région 1 au Nouveau-Brunswick, explique qu'il est difficile de prendre les contrevenants sur le fait.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Il n’est pas facile de régler le problème sur un aussi vaste territoire. Seulement 16 agents de conservation font des patrouilles dans la région 1, qui s’étend de Kedgwick jusqu'à la péninsule acadienne.

« C'est difficile à enquêter parce que c'est comme gagner un gros lot si on poigne une personne qui jette des déchets », affirme Roger Selesse.

Les contrevenants sont passibles d'une amende d'environ 600 $. Les intervenants estiment toutefois que la solution à ce problème récurrent repose avant tout sur la sensibilisation du public.

« C'est l'éducation qui va finir par résoudre le problème », croit Roger Selesse.

« Il faudrait que ce soit appris à l'école aux plus jeunes, qui grandissent avec cet esprit-là de ne pas polluer quand tu vas dans la forêt », ajoute Jacques Roy.

D’après le reportage de François Vigneault

Nouveau-Brunswick

Environnement