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Instagram et YouTube : les jeunes exploités par les entreprises?

La youtubeuse Emma Verde qui montre les nouveaux produits qu'elle a reçus.

Emma Verde est une des youtubeuses québécoises qui connaît beaucoup de succès.

Photo : Instagram / Emma Verde

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les youtubeurs et les instagrameurs populaires rejoignent des millions de personnes à partir de leur plateforme en ligne. Ils ont une influence considérable qui ne passe pas inaperçue pour les entreprises, qui y voient une occasion d'affaires peu coûteuse.

Un texte de Catherine Dumas

Si les médias traditionnels peinent parfois à attirer la jeune génération, certaines entreprises ont trouvé une façon de faire des économies tout en ciblant cette clientèle tant désirée. La solution : les ambassadeurs de marques sur YouTube et Instagram.

Pascale Paulin, consultante en communicationAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pascale Paulin, consultante en communication

Photo : Pascale Paulin

« Un ambassadeur, c’est quelqu’un qui reçoit une forme de rémunération pour parler d’une marque, par exemple faire des démonstrations de produits », explique Pascale Paulin, consultante en communication.

Ces youtubeurs et instagrameurs possèdent une communauté fidèle qui partage les mêmes intérêts, les mêmes valeurs et le même style de vie. Le gros lot pour les professionnels du marketing qui cherchent à cibler un marché bien précis.

« C'est un peu du placement publicitaire déguisé. »

— Une citation de  Pascale Paulin, spécialiste en communication

Pour qui est-ce le plus profitable?

« Si tu te rends à 10 000, 20 000, 50 0000 abonnés, il y a beaucoup de compagnies qui vont t'approcher. Par exemple, une agence de voyages peut inviter un instagrameur en vacances, mais en échange l’agence veut que des photos soient publiées sur son compte », explique Janik Robichaud.

Mais pour arriver à se faire connaître, il y a beaucoup de travail à faire, constate Janik Robichaud. Elle permet pour le moment à certaines entreprises d’utiliser gratuitement ses photos. Elle croit que si elle obtient assez de visibilité, elle pourra un jour être rémunérée.

De son côté, le Sweet Spot Squad commence de plus en plus à se faire courtiser. Le groupe a d’ailleurs signé une entente avec l’entreprise Merrell pour une vidéo. « Lorsqu’ils t’approchent, on parle de vidéos avec des millions de visionnements, donc pour eux ça leur donne une très bonne publicité à bas prix. Puis, pour nous aussi c'est bon. C’est gagnant-gagnant pour les deux parties », explique Jean-Maxime Robichaud, un de membres du groupe.

Les membres du Sweet Spot Squad testent les souliers Merrell dans une de leurs vidéos sur leur chaîne Youtube.  Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les membres du Sweet Spot Squad testent les souliers Merrell dans une de leurs vidéos.

Photo : YouTube / Sweet Spot Squad

Du point de vue de Pascale Paulin, c’est tout le domaine de la publicité qui est en transformation.

« Il y a des gens qui vous diront peut-être qu'on est en train de démocratiser la capacité des gens à profiter des budgets de marketing parce qu'on a plus besoin de faire affaire avec des agences, des mannequins et tout le vedettariat établi. Mais est-ce plus payant pour une personne de recevoir un bikini qui se détaille à 150 $ la pièce ou est-ce plus rentable d'aller enregistrer, pour 100 $, des voix pour une publicité? Je ne sais pas lequel est meilleur marché. »

Profession : agent de youtubeur

Gabrielle Madé est directrice du studio de création et de représentation pour youtubeurs le Slingshot, à Montréal. Ce studio a signé, dans les dernières années, des contrats avec 25 youtubeurs québécois, dont la moitié sont des vidéastes à temps plein.

Une photo de Gabrielle Madé qui est directrice du studio de création et représentation pour youtubeurs, Slingshot. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gabrielle Madé, directrice du studio de création et représentation pour youtubeurs Slingshot

Photo : Slingshot

« Les youtubeurs sont assez jeunes et quand ils atteignent une certaine taille de communautés, il y a des plus en plus de gens qui les approchent. Ces youtubeurs restent des créatifs dans l’âme et ils préfèrent se concentrer sur ce qu’ils font sur leur chaîne YouTube. Donc, nous les accompagnons dans la portion entrepreneuriale », explique Gabrielle Madé.

Gabrielle a sauté sur cette occasion d’affaires florissante. Elle croit que l’avenir des youtubeurs est assuré, même si l’engouement autour de ces vedettes du web peut être éphémère.

« Plusieurs n’ont pas atteint le maximum de la popularité qu’ils peuvent atteindre. Ce qui est aussi intéressant pour nous, ce sont les produits dérivés, par exemple Emma Verde qui a sorti un livre, Suivez-moi! ou Cynthia Dulude qui a sorti une ligne de maquillage. Il faut non seulement réussir à étendre sa marque numérique, mais hors numérique aussi », soutient-elle.

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