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La nouvelle ère des épiceries en vrac « zéro déchet »

L’offre en vrac de La Récolte se limite aux ingrédients secs, mais la propriétaire espère ajouter prochainement des produits frais tels que yogourts et fromages.

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

Radio-Canada

Deux épiceries en vrac ont ouvert leurs portes à Québec depuis six mois. Certains commerces, comme La Récolte et Les gourmandises Louca, proposent des solutions « zéro déchet » afin de réduire le gaspillage alimentaire. Comment s'y prennent-ils? Incursion dans leur quotidien.

Située sur la 3e Avenue, La Récolte est la première épicerie en vrac de Québec à adopter l'approche « zéro déchet ». Une seule consigne à suivre : apportez votre contenant.

« Peu importe la grandeur, peu importe la forme, tant qu’il est propre, sans cassure et qu'il soit accompagné d'un couvercle », mentionne Flavie Morin, propriétaire de l’épicerie en vrac « zéro déchet » La Récolte, à Limoilou.

Un pot de vitre sur une pesée dans un magasin en vrac. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Il faut d’abord déterminer le poids du contenant utilisé afin qu'il soit déduit à la caisse.

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

Il faut d’abord déterminer le poids du contenant afin qu’il soit déduit à la caisse. Les consommateurs peuvent ensuite acheter la quantité du produit qu'ils désirent.

« Si tu n’as besoin que d’une cuillère de farine pour ta recette, alors tu viens acheter une seule cuillère de farine », illustre Flavie Morin.

Aliments frais à venir?

Flavie Morin souhaite offrir prochainement des aliments frais en vrac, comme des fromages et des yogourts à base de lait de chèvre. Toutefois, les producteurs et les distributeurs ne sont pas prêts à fournir des produits frais sans emballage ou en consignation, souligne-t-elle.

« Ça fait un mois que je travaille là-dessus et ça avance vraiment à très petits pas. Il y a des compagnies à Montréal qui le font, mais elles ne viennent pas jusqu’à Québec », note-t-elle.

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Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

On essaie de refaire vivre le vrac. Ce n’était tellement pas hygiénique, et la conscience écologique n’était pas aussi présente qu’aujourd’hui. L’aspect "zéro déchet" crée donc une nouvelle ère du vrac.

Flavie Morin, propriétaire de l'épicerie de vrac La Récolte à Limoilou.

Une approche « plus radicale »

Chez Les gourmandises de Louca, rue Saint-Jean, les propriétaires Gregory Giron et Julie Mirouze ont adopté une position « encore plus radicale ». En plus d’adhérer au mouvement « zéro déchet », tous les produits offerts en magasin sont biologiques et végétaliens.

Une approche qui vise à réduire davantage l'empreinte de CO2. « On veut encourager les gens à mieux consommer et manger moins de viande, admet Gregory Giron. Il n’y a aucune offre végétalienne en Haute-Ville. On est ouverts que depuis trois semaines et on témoigne déjà qu’on répond à un besoin. »

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Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

Tous les produits offerts en vrac sont aussi cuisinés sur place. Le commerce offre des classiques de la cuisine québécoise adaptés à une formule sans viande : pâté chinois, quiches et lasagnes. Les pâtisseries sont créées par la propriétaire et pâtissière de formation Julie Mirouze. Certaines recettes ont été élaborées pendant plus d’un an.

Et l'engouement des épiceries en vrac n'est pas près de s'essouffler : Le haricot magique, une coopérative de solidarité offrant des options « zéro déchet », ouvrira prochainement ses portes dans le quartier Saint-Roch.

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