•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un vent d’inclusion dans le nouveau plan stratégique du CJP

Quatre personnes assises à une table présentent un document lors d'une réunion.

Le Conseil jeunesse provincial a présenté sa planification stratégique à ses membres lors d'une assemblée générale extraordinaire mardi soir.

Photo : Radio-Canada / Catherine Logan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Fruit d'un travail de longue haleine, le nouveau plan stratégique du Conseil jeunesse provincial (CJP) du Manitoba prône plus que jamais une large inclusion de groupes jusque-là marginalisés.

Un texte de Catherine Logan

Depuis 2015, l’organisme porte-parole met au point le plan quinquennal, qui a été présenté aux membres lors d’une assemblée générale extraordinaire mardi soir. L’élaboration des lignes directrices du CJP a été retardée par la tenue des États généraux de la francophonie manitobaine et la publication du plan stratégique communautaire qui en est sorti, Ensemble vers 2035, explique le président du CJP, Derrek Bentley.

« On voulait que nos membres et que les jeunes s’impliquent et qu’ils soient actifs dans cette démarche [pilotée par la Société de la francophonie manitobaine] », affirme-t-il.

« Et on voulait que notre plan stratégique s’harmonise avec celui de la communauté, qu’on ne travaille pas à contre-courant [...] tout en répondant aux besoins de la clientèle cible du CJP », poursuit-il.

Tout comme le plan stratégique communautaire, le modèle quinquennal du CJP s'articule autour de cinq grands thèmes et prévoit notamment d'améliorer sa capacité d'intégration des francophones qui ne sont pas originaires du Manitoba et de renforcer le sentiment d'appartenance à la communauté, que le français soit leur langue maternelle ou non.

Changements à la constitution

Les membres ont voté mardi pour modifier le libellé de leur constitution, changeant des mots et des sections de phrases comme « jeunes francophones du Manitoba » pour « jeunes d’expression française au Manitoba ».

« Depuis les deux ou trois dernières années dans les réseaux jeunesse, on parle beaucoup d’insécurité linguistique », avoue la directrice générale du CJP, Roxane Dupuis. « C’est un problème pour tout le monde, pas juste les francophiles ou les gens issus des écoles d’immersion. »

Afin d’assurer la vitalité et la pérennité de la jeunesse franco-manitobaine, l’organisme s’efforce de déployer des moyens pour que les jeunes « ressentent un plus grand bien-être face à leurs capacités de s’exprimer en français ».

Inclure des jeunes plus âgés

De plus, le CJP modifie légèrement la clientèle visée. La mission de l’organisation ne vise plus strictement les jeunes de 14 à 25 ans, mais parle de créer « chez les jeunes, en ciblant [surtout] ceux de 14 à 25 ans », la capacité et la volonté de participer activement à sa francophonie.

La participation de personnes plus âgés pourrait donc être autorisée si les ressources le permettent, dit le conseil d’administration du CJP.

Cette nouvelle est bien accueillie par une des membres du CJP, Chloé Freynet-Gagné, qui explique que la grande majorité des organismes jeunesse fixent une limite d’âge à 25 ans. Elle ajoute d’ailleurs qu’il existe ensuite très peu de possibilités pour des personnes qui ont été très engagées pendant 10 ans de leur vie.

« C’est sûr que ça m’inquiète un peu de ne pas savoir ce que je vais faire après, mais là, ça me rassure de voir qu’il y a une plus grande conscientisation sur les tranches d’âge et un effort pour attirer une clientèle un peu plus vieille. »

— Une citation de  Chloé Freynet-Gagné, membre du CJP

Un ajout aux valeurs organisationnelles

De plus, le CJP incorpore à ses valeurs organisationnelles la réconciliation, soit l’un des appels à l’action de la Commission vérité et réconciliation. « Le CJP s’engage à comprendre l’autre [...] en favorisant de manière proactive la réconciliation avec les peuples autochtones », précise le document de la planification stratégique.

La vice-présidente de l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba, Mona Moquin, voit d’un bon oeil cet ajout. « Je crois que c’est vraiment généreux et aussi important que le CJP le fasse. Je suis très reconnaissante que le CJP ait ajouté la section de réconciliation [à son plan stratégique]. C’est peut-être un des premiers organismes qui fait cet appel. J’aimerais que d’autres organismes fassent cet appel aussi, parce que la réconciliation, c’est très important, d’autant plus que l’on célèbre 150 ans de Confédération. »

Au cours des prochaines semaines, l’équipe du CJP appuyée par le conseil d’administration se penchera sur la mise en place d’initiatives qui respecteront le plan stratégique et s’arrimeront à la programmation de l’organisme jeunesse. « Déjà, le document inspire certaines activités », admet Roxane Dupuis.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !