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Greenpeace hisse un drapeau de l’espoir contre Kinder Morgan

La militante de Greenpeace suspendue au mât devant le parlement britanno-colombien à Victoria, le 30 mai 2017.

La militante de Greenpeace suspendue au mât devant le parlement britanno-colombien à Victoria, le 30 mai 2017.

Photo : Keri Coles / Greenpeace

Radio-Canada

Une militante de Greenpeace a grimpé, mardi, au mât posté devant le parlement à Victoria pour accrocher une bannière engagée contre la pétrolière Kinder Morgan juste au-dessous du drapeau britanno-colombien.

Un texte de Anne-Diandra Louarn

C’est un message militant, mais aussi porteur d’espoir qu’a souhaité livrer Greenpeace avec cette nouvelle action : « Le pouvoir du peuple = 1. Kinder Morgan = 0. Le changement est en marche. », peut-on lire sur la bannière, en faisant référence à l’alliance entre le Nouveau Parti démocratique (NPD) et les verts annoncée lundi.

« Ce nouvel accord donne au NPD et au Parti vert une nouvelle chance de prendre la bonne décision au sujet [du projet d’expansion du pipeline Trans Mountain] de Kinder Morgan. Ensemble, ils peuvent faire annuler le projet au nom de la défense des droits des peuples autochtones, des eaux propres et d’un climat vivable », a commenté Jessica Wilson, directrice de la campagne pétrole à Greenpeace Canada.

Reconquérir un statut de leader de la cause climatique

La militante Laura Yates s'est lancée dans son ascension vers 9 h (heure du Pacifique) mardi matin tandis que les chansons Dream Weaver, de Gary Wright, et Orange Crush, de R.E.M, résonnaient en hommage aux deux partis qui pourraient former un gouvernement minoritaire en Colombie-Britannique.

« Ce pipeline représente plus qu’une question politique. C’est un sujet qui est proche du cœur des gens et c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles nous avons voté pour le changement lors des élections », a déclaré, pour sa part, la grimpeuse.

Les verts et le NPD ont le pouvoir de réaliser notre rêve d’une côte sans pipelines et sans pétroliers.

Laura Yates, militante Greenpeace

Jay Ritchlin, directeur de la région de l’Ouest à la Fondation David Suzuki, est du même avis. Il estime que l’heure est venue de progresser sur les sujets environnementaux en Colombie-Britannique afin de regagner le statut de leader en matière de climat. « Cela signifie qu’il faudrait réévaluer des projets comme celui de Kinder Morgan, mais aussi le barrage du site C et les politiques de réduction des émissions de carbone », ajoute-t-il.

Départ mitigé pour Kinder Morgan à la Bourse de Toronto

L’introduction à la Bourse de Toronto de Kinder Morgan a eu lieu mardi matin. La filière canadienne de la pétrolière texane est parvenue à lever 1,75 milliard de dollars, ce qui représente la plus importante offre publique initiale du secteur énergétique canadien en deux ans. Mais les parts ont immédiatement chuté (-4,5 % à la mi-journée) sous l'effet de l’annonce du nouveau gouvernement minoritaire néo-démocrate en Colombie-Britannique.

« Les investisseurs ont tout intérêt à y regarder à deux fois, affirme Jessica Wilson […] Nous avons un gouvernement qui pourrait enfin faire passer les gens avant les oléoducs, et c’est une mauvaise nouvelle pour Kinder Morgan, mais une excellente nouvelle pour la Colombie-Britannique. »

Selon Greenpeace, plus de 120 Premières Nations et bandes au Canada et aux États-Unis sont opposées au projet d’expansion. La semaine dernière, plusieurs centaines de personnes ont parcouru 75 km à pied entre Victoria et Burnaby (où se trouvent les installations de Kinder Morgan) afin de collecter des fonds pour aider les Autochtones qui ont entamé des poursuites judiciaires contre Trans Mountain.

KINDER MORGAN TRANS MOUNTAIN 

Colombie-Britannique et Yukon

Industrie pétrolière