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De Joliette à Manawan pour dénoncer les iniquités en santé chez les Autochtones

Un homme écrit sur un bloc de papier.

Un médecin consulte le dossier d'un patient.

Photo : iStock

Radio-Canada

Des Autochtones et des non-Autochtones marcheront ensemble du 29 juillet au 5 août, de Joliette à Manawan, pour sensibiliser la population aux problèmes d'accès aux soins de santé, vécus par la communauté atikamekw.

Pour une cinquième année, Motetan Mamo de Nation à Nation mise sur le rapprochement entre les Autochtones et les non-Autochtones. La marche passera de village en village, sur une distance de 200 km.

Ça s’appelle Motetan Mamo de Nation à Nation, ça veut dire : marchons ensemble de Nation à Nation. On invite les non-Autochtones à venir marcher avec nous.

Richard Moar, instigateur de la marche

Le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière (CAAL), le député bloquiste de Joliette, Gabriel Ste-Marie, le député péquiste de Berthier, André Villeneuve, et le Conseil de la Nation Atikamekw s’associent cette année pour dénoncer les iniquités en matière de soins de santé.

Par exemple, certains médicaments ne sont pas remboursés. La conjointe de Richard Moar, l’instigateur de la marche, s’est fait prescrire un médicament, mais Santé Canada ne le couvrait pas. Elle a dû attendre quelques jours avant de recevoir les génériques.

Des fonds seront aussi amassés pour aider les Autochtones qui doivent quitter leur communauté pour des raisons de santé.

Quitter pour survivre

À Manawan, ceux ont besoin de soins de dialyse ou de longue durée doivent se rendre à Joliette pour être pris en charge.

« Moi ça fait un an et demi que je suis élu, et c’est peut-être l’élément qui me frappe le plus dans le comté : la disparité de qualité de vie, de niveau de vie, entre la communauté atikamekw de Manawan et le reste du comté », déplore le député Gabriel Ste-Marie.

Ils ne choisissent pas de quitter la communauté, c’est pour survivre qu’ils la quittent.

Gabriel Ste-Marie, député fédéral de Joliette

En quittant leur communauté, plusieurs frais, comme les médicaments, le transport et l’hébergement, ne sont pas remboursés.

« La loi fait en sorte qu’après quelques semaines, ils disent : ''vous n’êtes plus dans une communauté autochtone, on vous coupe le soutien'' », ajoute-t-il.

Alors que le gouvernement canadien reconnaît le droit des Autochtones à bénéficier des mêmes normes en matière de santé que les non autochtones, M. Ste-Marie constate que sur le terrain, « c’est bien différent ». Il constate que le fédéral et Québec se renvoient la balle. « Le fédéral dit de demander à Québec et Québec dit de demander à Ottawa », relate-t-il.

Le député Gabriel Ste-Marie reste optimiste. Il sent que ces dossiers avancent, même s’il reste encore beaucoup de travail à faire.

 

Grand Montréal

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