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Un deuxième mandat majoritaire pour les libéraux de Stephen McNeil en N.-É.

Stephen McNeil se tient devant un lutrin, avec les drapeaux du Canada et de la Nouvelle-Écosse en arrière-plan.
Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse Stephen McNeil, lors de son discours de victoire Photo: La Presse canadienne / Andrew Vaughan
Radio-Canada

Les libéraux réussissent ce qu'aucun autre parti n'avait réussi depuis près de 30 ans en Nouvelle-Écosse, soit d'obtenir deux mandats majoritaires consécutifs.

Un texte de Pascal Gervais

Les libéraux, qui ont occupé la première place dans les sondages depuis le début de la campagne, ont fait élire 27 députés mardi soir. Les progressistes-conservateurs auront, quant à eux, 17 sièges et le NPD aura 7 représentants à l'Assemblée législative.

Lors de la dissolution de la législature, le 30 avril, les libéraux détenaient 34 sièges, les conservateurs 10, les néo-démocrates 5 et on comptait un indépendant ainsi qu’un siège vacant.

Le chef libéral Stephen McNeil et le chef progressiste-conservateur Jamie Baillie ont été réélus dans leur circonscription respective, une heure après le début du dépouillement des votes. Le chef du NPD Gary Burrill a dû être plus patient avant d’avoir la confirmation de son élection.

Stephen McNeil laisse sa marque

Le chef libéral Stephen McNeil était émotif devant ses partisans : « Quelle soirée! La démocratie à son meilleur. Nous avons vu ce soir pourquoi chaque vote compte. »

En Nouvelle-Écosse, vous avez donné à Jamie et à Gary un appui en faveur de leurs visions. J’accepte ça et je travaillerai avec eux pour faire en sorte que cette province continue d’être à son maximum.

Stephen McNeil, premier ministre de la Nouvelle-Écosse

« Vous m'avez dit durant la campagne que vous vouliez que vos enfants vivent ici et qu'ils élèvent leurs familles ici. Pour les grands-pères et les grands-mères qui m'ont dit qu'ils voulaient voir grandir leurs petits-enfants ici, je ne pense pas que ce soit trop demander, je partage cette vision avec vous ».

De nombreuses promesses à remplir

Le cheval de bataille du chef Stephen McNeil durant la campagne a été la « croissance économique durable ». Son parti promettait notamment de réduire les dépenses et les impôts d’un milliard de dollars en quatre ans, tout en aidant davantage les citoyens les plus vulnérables. Les thèmes de la santé et de l’éducation ont aussi dominé la campagne électorale.

Le chef progressiste-conservateur Jamie BaillieLe chef progressiste-conservateur Jamie Baillie Photo : Radio-Canada / CBC

Le message des progressistes-conservateurs qui misaient sur une prévision de croissance économique « optimiste », promettant des dépenses massives sans renouer avec les déficits, a toutefois eu des échos auprès de la population. Le nombre d'élus progressistes-conservateurs est passé de 10, en 2014, à 17 pour cette élection.

Dans son discours, le chef progressiste-conservateur, Jamie Baillie, a déclaré qu'il croit que le nombre de sièges et le partage des votes sont la preuve que les gens ont adopté son parti. « Je vais continuer de diriger ce parti vers l'avenir. Je crois profondément que les gens de la Nouvelle-Écosse ont livré un message ce soir. Ils ont déclaré qu'ils ne sont pas satisfaits de la direction de M. McNeil. Ils ne sont pas satisfaits de la façon dont les libéraux ont gouverné la province », a-t-il dit.

Le chef du Nouveau Parti démocratique Gary Burrill devant ses partisansLe chef du Nouveau Parti démocratique Gary Burrill devant ses partisans Photo : Radio-Canada

Après l'annonce de sa victoire, le chef du Nouveau Parti démocratique, Gary Burrill, a été le premier à prendre la parole devant ses partisans dans un hôtel du centre-ville de Halifax. Il a rappelé que la cause de la justice sociale, environnementale et économique a été renforcée dans la province grâce aux gains de son parti. « Nous avons fait campagne sur l'idée que la Nouvelle-Écosse a besoin d'investissements majeurs dans la vie des gens, alors un gouvernement qui sera prêt à aller de l'avant avec de tels investissements trouvera en nous un allié solide ».

Il a poursuivi son discours avec cette promesse : « Nous allons nous assurer que tout le monde aura assez à manger sans avoir besoin d'une banque alimentaire, les soins de santé sont là pour tous ceux qui en ont besoin, les étudiants ne doivent pas s'endetter et les gens doivent recevoir un salaire décent qui leur permet de bien vivre ».

Carte des résultats par circonscriptionCarte des résultats par circonscription. Le taux de participation a atteint 50,9%. Photo : Radio-Canada / Pascal Gervais

Modification de la carte électorale

L'ancien ministre des Affaires acadiennes de la Nouvelle-Écosse, Michel Samson, n'a pas réussi à maintenir la confiance et l'appui important qu'il recevait des électeurs depuis 1998. À la suite de la modification de la carte électorale en 2012, la circonscription acadienne de Richmond est devenue Cap-Breton-Richmond, ce qui a ajouté des centaines d'électeurs à la liste électorale.

Lors du scrutin provincial de 2013, Michel Samson avait réussi à garder le soutien des électeurs, en récoltant 56,51 % des votes. Cette fois, c'est Alana Paon du parti progressiste-conservateur qui a remporté l'élection en récoltant 20 votes de plus.

Les enjeux des Acadiens

Malgré un débat organisé par la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) à la mi-campagne, les enjeux des Acadiens n’ont pas été abordés durant la campagne.

Plusieurs espéraient que les différents partis politiques de la province se prononcent sur la révision de la Loi sur les services en français et sur la question des circonscriptions acadiennes protégées, mais les sujets ont été complètement évacués de la campagne électorale.

Le seul élément dédié à la population acadienne qui a été abordé durant la campagne est la mise sur pied d’un comité multipartite de députés acadiens, une idée abordée par la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse il y a quelques années.

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