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La France courtise les entreprises albertaines 

Le président français sert la main de passants à l'Arc de Triomphe.

Le président français Emmanuel Macron et son attitude ouverte envers le commerce pourraient aider à accroître l'investissement vers la France.

Photo : Reuters / Charles Platiau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un petit déjeuner d'affaires a été organisé à Calgary pour présenter les atouts de la France et attirer plus d'investissements vers l'Hexagone.

Un texte de Tiphanie Roquette

Les entreprises albertaines ne constituent que 5 % de l’investissement canadien en France. Le potentiel d’affaires est cependant beaucoup plus important, estime Patrick Imbert, le directeur de Business France Canada, l’agence responsable de développer les relations commerciales entre les deux pays.

Depuis le début de l’année, Business France Canada a dénombré 55 nouveaux projets d’investissements canadiens en France, soit 50 % de plus que l’année précédente à la même période. Cinq de ces projets sont en provenance de l’Alberta.

« Cela n’était pas arrivé depuis plusieurs années », affirme M. Imbert. « Les principaux secteurs d’investissement sont le secteur du numérique, donc, des technologies de l’information, le secteur de la santé, le secteur de l’énergie, mais aussi des énergies renouvelables. »

Loin des stéréotypes d’un pays ancré dans le passé, le consul de France à Vancouver, Jean-Christophe Fleury, pense que son pays a beaucoup à offrir aux entreprises canadiennes. « La France est un pays où il y a une main-d’œuvre extrêmement qualifiée avec des infrastructures qui font rêver beaucoup d’autres pays et avec également un système incitatif pour la recherche et le développement, qui fait de notre pays un pays très attractif par rapport aux autres pays européens », explique M. Fleury.

Accord commercial Canada-UE

La France doit concurrencer l’attractivité naturelle de l’Alberta pour les États-Unis et le Royaume-Uni.

L’accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne qui devrait entrer en vigueur le 1er juillet pourrait aider. « Il y a un objectif, qui est partagé par de nombreuses entreprises albertaines et françaises, de faire évoluer l’extraction et la production d’énergie vers un modèle plus sobre en carbone et plus respectueux de l’environnement. C’est un défi, mais ça présente aussi de nombreuses [occasions] », dit Philippe Huberdeau, le chef des services économiques de l'ambassade de France à Ottawa.

Les producteurs bovins et porcins devraient aussi pouvoir tirer des avantages de cet accord, selon lui.

Macron, nouvelle carte de visite

Le nouveau président français, Emmanuel Macron, qui est qualifié de procommerce pourrait aussi devenir un bon argument de vente de l’Hexagone. « M. Macron est un pro-Européen. Donc, c’est une chance qui est importante pour nous parce que nous sommes des ouvreurs de portes pour des entreprises canadiennes et albertaines qui vont faire des affaires en France, mais également en Europe », affirme M. Imbert. « Si l’entrée sur le marché français peut également être une entrée sur le marché européen et que cette entrée peut être facilitée, c’est tout bonus pour nous. »

M. Macron s’est également engagé à rendre plus flexibles les lois du travail, ce qui pourrait constituer un autre atout.

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