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NPD et verts s’allient pour former un gouvernement minoritaire en Colombie-Britannique

Le leader du Parti vert Andrew Weaver (gauche) et son homologue néo-démocrate John Horgan (droite)

Le leader du Parti vert Andrew Weaver (gauche) et son homologue néo-démocrate John Horgan (droite)

Photo : Reuters / Kevin Light

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef du Parti vert, Andrew Weaver, et celui du Nouveau Parti démocratique de la Colombie-Britannique, John Horgan, annoncent qu'ils sont parvenus à une entente pour former un gouvernement minoritaire néo-démocrate.

Un texte de Fanny Bédard

Les politiciens précisent que cette entente d’une durée de quatre ans sera ratifiée par les députés mardi et que les détails seront dévoilés à ce moment également.

Ils mettent ainsi fin au suspense politique qui planait sur la province depuis près de trois semaines, à la suite d’élections historiques lors desquelles les Britanno-Colombiens ont élu 43 députés libéraux, 41 néo-démocrates et 3 verts. Pour obtenir une majorité, un parti aurait dû faire élire 44 députés à l’Assemblée législative.

« Ce sera très différent », a lancé d’entrée de jeu Andrew Weaver.

Le chef vert a tenu à répéter que les négociations avaient été très difficiles et que lui et son parti avaient travaillé avec les deux formations politiques pour en arriver à des compromis satisfaisants. Il dit aussi avoir voulu éviter aux Britanno-Colombiens de retourner aux urnes si tôt après des élections générales.

Il insiste toutefois sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un gouvernement de coalition. « Nous avons spécifiquement demandé à ce que ce ne soit pas une coalition », a expliqué Andrew Weaver.

Trois dossiers prioritaires

M. Weaver a promis la semaine dernière de faire part de sa décision d’ici mercredi. Son parti a, dès le lendemain des élections, mentionné trois dossiers prioritaires : la réforme du mode de scrutin, la réforme du financement politique et la reconnaissance du Parti vert comme parti politique officiel à l’Assemblée législative.

Le Parti vert s’oppose aussi à l’expansion du pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan, entre l'Alberta et la Colombie-Britannique.

Christy Clark, la chef du Parti libéral, lors de son discours, le 9 mai, après l'annonce d'un gouvernement libéral minoritaireAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Christy Clark, la chef du Parti libéral, lors de son discours le 9 mai, après l'annonce d'un gouvernement libéral minoritaire

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

La première ministre Christy Clark a, de son côté, réagi peu de temps après l'annonce, par un communiqué.

« Dans les derniers jours, nous avons fait tous les efforts possibles pour conclure une entente tout en défendant fermement nos convictions profondes. Il est d’une importance vitale que les Britanno-Colombiens voient les détails de cette entente annoncée aujourd’hui par les chefs du NPD et du Parti vert, qui pourrait avoir des conséquences d’une grande portée pour l’avenir de notre province », écrit Mme Clark.

En tant que gouvernement sortant, et parti avec le plus de sièges à l’Assemblée législative, nous avons la responsabilité de considérer avec soin nos prochaines démarches.

Christy Clark, première ministre de la Colombie-Britannique

La chef libérale précise qu’elle donnera plus de détails mardi après avoir consulté son parti.

Même si les verts et le NPD en sont arrivés à une entente, la chef du Parti libéral, Christy Clark, peut toujours dire à la lieutenante-gouverneure qu’elle estime que cette entente n’est pas assez forte. Elle pourrait choisir de présenter un discours du Trône en espérant qu’un député vert s’y rallie.

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