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Macron rapporte des échanges « extrêmement francs et directs » avec Poutine

Les présidents français, Emmanuel Macron, et russe, Vladimir Poutine

Les présidents français, Emmanuel Macron, et russe, Vladimir Poutine

Photo : Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président français, qui a reçu son homologue russe au palais de Versailles, a affirmé avoir eu un entretien très direct avec Vladimir Poutine au cours duquel il a été question de la situation en Syrie, des sanctions occidentales contre la Russie dans le dossier ukrainien, mais aussi du rôle qu'ont joué certains organes d'information russes pendant la campagne présidentielle française.

Lors de cette rencontre au palais de Versailles au cours de laquelle Emmanuel Macron s’attendait à des discussions « exigeantes », les deux hommes n’ont pas hésité à aborder les sujets difficiles.

En dépit d’échanges « extrêmement francs et directs », aux dires d’Emmanuel Macron, les présidents russe et français ont convenu qu’un deuxième sommet s’imposait dans les meilleurs délais avec Berlin et Kiev sur la mise en œuvre des accords de Minsk, dans l’est de l’Ukraine.

Les sanctions n'aident en rien la situation en Ukraine, selon Poutine

Une fois de plus, Vladimir Poutine a plaidé pour une levée des sanctions occidentales contre son pays, estimant que cela n’aide en rien à résoudre la guerre civile qui embrase le Donbass depuis mars 2014.

En ce qui a trait à la situation en Syrie, où Moscou soutient activement le régime du président Bachar Al-Assad, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont déclaré que leurs pays allaient travailler ensemble à la recherche d'une solution politique.

Le président français a précisé que la « ligne rouge », pour Paris, était l'utilisation d'armes chimiques « par qui que ce soit ».

Toute utilisation d'armes chimiques fera l'objet de représailles et d'une riposte immédiate, en tout cas de la part des Français.

Une citation de : Emmanuel Macron, président de la France

Le président français a également précisé que la réouverture de l’ambassade française en Syrie n’était pas une priorité pour le moment.

Le chef d’État français a en outre prévenu Vladimir Poutine qu’il sera aussi « constamment vigilant » sur la situation des droits de l’homme, notamment en Tchétchénie, où la minorité LGBT est particulièrement ciblée.

Vladimir Poutine a répondu avoir pris des « mesures visant à faire la vérité complète sur les activités des autorités locales et régler les sujets les plus sensibles ».

Ingérence russe dans la présidentielle française

Sur la présumée ingérence de Moscou dans la campagne présidentielle française, qui est l’un des principaux irritants entre les deux hommes, le président russe a nié toute forme d’ingérence de son gouvernement.

Vladimir Poutine a poursuivi en assurant les Français que la réception de la candidate d’extrême droite Marine Le Pen à Moscou n’était en rien destinée à influencer l’issue de la présidentielle. Le président russe avait pourtant accueilli cette dernière au Kremlin en mars dernier.

Il en fallait plus pour convaincre Emmanuel Macron, qui a déclaré en conférence de presse que les médias russes Russia Today et Sputnik, qui sont financés par le Kremlin, « ont été des organes d’influence et de propagande […] qui ont diffusé des contre-vérités graves » lors de la présidentielle française.

En campagne, l’équipe d’Emmanuel Macron avait d’ailleurs dénoncé à plusieurs reprises les deux organes de presse, qu’ils accusaient de faire « partie d'un dispositif » destiné à influencer les électeurs français au profit des candidats favorables à un rapprochement avec Moscou, notamment Marine Le Pen.

Cette visite offrait à MM. Poutine et Macron l'occasion de relancer des relations diplomatiques qui s'étaient lentement détériorées pendant les derniers mois de la présidence de François Hollande et qui ne s'étaient guère améliorées pendant la campagne présidentielle.

Avec les informations de Associated Press, Reuters, et Agence France-Presse

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