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« On a des dossiers chauds », affirme la présidente désignée des enseignants francophones du N.-B.

Lucie Martin

Lucie Martin entreprendra son mandat de présidente de l'AEFNB le 1er août.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Lucie Martin, présidente désignée de l'Association des enseignants et enseignantes francophones du Nouveau-Brunswick, regarde vers l'avenir, tandis que son prédécesseur, Marc Arseneau, dresse un bilan des deux dernières années.

L'assemblée générale annuelle des membres de l’organisme s’est déroulée dimanche à Fredericton. Lucie Martin, présidente désignée, entreprendra son mandat le 1er août. Ses priorités sont déjà bien établies.

« On a des dossiers chauds, des dossiers qu'on doit traiter, tel que l'inclusion scolaire, certainement, la santé mentale de nos jeunes, le bien-être de nos jeunes et de nos enseignants dans nos écoles, et on a aussi la dualité linguistique avec nos tout petits », précise Mme Martin.

Le premier dossier à son agenda est l'inclusion scolaire. Depuis 2013, des élèves à besoins spéciaux sont intégrés aux classes ordinaires. Trop peu de ressources accompagnent l’initiative, selon les enseignants.

« On n'a pas assez de psychologues scolaires. On n'a pas assez de travailleurs sociaux. On a un manque de temps, un manque de ressources pour soutenir le personnel qui veut de tout coeur aider nos jeunes, et souvent qui leur cause eux-mêmes de grands déséquilibres », explique Lucie Martin.

Les enseignants étaient émotifs en disant au revoir à Marc Arseneau

Le mandat de Marc Arseneau a été marqué par la lutte pour l'enveloppe égalitaire. Il s'agit d'une entente avec le gouvernement promettant des fonds de 19,3 millions de dollars sur deux ans. Cet argent doit assurer l'égalité de l'éducation francophone dans les milieux minoritaires.

Marc Arseneau

Marc Arseneau quitte la présidence de l'AEFNB avec beaucoup d'émotion, mais le coeur léger.

Photo : Radio-Canada

« On va continuer d'observer ce qui se passe et on va mettre l'accent sur le fait que ça doit rester. Ça doit rester, c'est important. Si le gouvernement actuel dit que l'éducation est une priorité pour eux, et bien que l'on continue d'injecter des fonds supplémentaires pour l'enveloppe égalitaire », affirme Marc Arseneau.

Marc Arseneau a également participé à la conclusion de la convention collective, en mars dernier. L'entente confirme l'embauche de 250 enseignants supplémentaires. C’est pour les enseignants une autre victoire à surveiller.

« C'est toujours une épée de Damoclès qui nous pend sur la tête parce qu'on ne sait jamais ce qui va se passer d'une année à l'autre. Ça, c'est un autre dossier sur lequel on doit travailler fort, chaque année, à chaque négociation de convention collective », souligne M. Arseneau.

Marc Arseneau quitte la présidence de l'AEFNB avec beaucoup d'émotion, mais le coeur léger. Il retournera, dès septembre, exercer sa passion d'enseignant.

D’après le reportage d’Anaïs Brasier

Nouveau-Brunswick

Éducation