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Le marathon : une immense épreuve physique et psychologique

Deux personnes couchées dans le gazon

Des marathoniens exténués se sont étendus dans le parc de la Confédération après le marathon d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Radio-Canada

Les mines étaient souvent pâlies par la fatigue, l'exténuation. Les corps pliés en deux, les respirations saccadées. Après le fil d'arrivée, l'état des marathoniens d'Ottawa témoignait dimanche de l'immense épreuve physique et psychologique qu'ils venaient d'accomplir.

Un texte d'Antoine Trépanier

En s'approchant de la ligne de départ, dimanche, Bruno LeBlanc n'avait pas d'objectif particulier. Pas de montre, pas d'indices de temps, le marathonien de 50 ans s'apprêtait à participer à son quinzième marathon, dont un neuvième dans la capitale nationale.

« Je me dis toujours que c'est mon dernier, mais je me réinscris tous les ans », dit-il après la course.

Bruno LeBlanc

Bruno LeBlanc

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Les 5000 coureurs entassés avaient un seul objectif à très court terme : parcourir les 500 premiers mètres sans entrer en contact avec le coureur voisin. Puis, le reste de la course était une affaire d'endurance, une affaire psychologique.

Je n’appelle pas ça un sacrifice parce que, pour moi, c'est pour le plaisir. Ce qui est un petit peu plus difficile, c'est le petit extra qu'il faut faire pour réussir un marathon. Ce sont les sorties de 26, 28 ou 30 km.

Bruno LeBlanc, marathonien

Élément positif, des coureurs finissent par se rencontrer et parcourir des kilomètres ensemble. Par exemple, M. LeBlanc a rencontré Pierre, un coureur de Chambly, qui en était à son sixième marathon et son premier à Ottawa. Les deux ont terminé le parcours avec le même temps : 3 h 2 min et des poussières.

« Je ne voulais pas marcher, c'était la seule affaire qui comptait. Sinon, je ne serais pas reparti », raconte Pierre.

Un homme court sous des jets d'eau

Un coureur se rafraîchit à quelques kilomètres de la fin du parcours du marathon d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Après avoir défilé devant des milliers de personnes aux abords des rues de la capitale, notamment devant le Musée des beaux-arts du Canada, le 24 Sussex et l'ambassade des États-Unis, tous les coureurs ont commencé à sentir la raideur dans les jambes et la fatigue s'installer.

« À la fin, le soleil commençait à taper sur la tête, c'était plus dur. Au 39e kilomètre, j'ai commencé à avoir de la misère, les jambes commençaient à être lourdes », ajoute Pierre.

Les coureurs du demi-marathon et du marathon d'Ottawa ont eu l'appui de milliers de personnes.

Les coureurs du demi-marathon et du marathon d'Ottawa ont eu l'appui de milliers de personnes.

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

En fin de parcours, les deux coureurs s'avancent dans le parc de la Confédération. C'est le calme plat. Peu de coureurs ont réussi un temps sous les 3 h 30.

Près d'eux, Jeff peine à marcher. Comme plusieurs, la raideur gagne ses jambes. Les étirements et les massages l'aident, un peu.

Un homme est agenouillé, et il tente de se relever

Jeff récupère après sa course, lui qui a souffert de douleurs aux jambes.

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Plusieurs n'ont pu se rendre à la ligne d'arrivée, tombant au sol sous le coup de la fatigue ou de la déshydratation.

« Je cours à l'année, environ 50 à 70 km par semaine. Je m'entraîne, mais avec les années, j'ai appris à respecter mon corps. J'y vais selon mes capacités et, souvent, je fais mes courses sans montre et je ne regarde pas mes temps », explique Bruno LeBlanc.

Des coureurs terminent leur course au marathon d'Ottawa.

Des coureurs terminent leur course au marathon d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Et si la tendance se maintient, ce dernier risque de continuer de courir pour participer à son 10e marathon d'Ottawa, en 2018.

Ottawa-Gatineau

Athlétisme