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Le Centre de prévention de la radicalisation veut s’installer à Québec en 2017

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Une affiche du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

EXCLUSIF - Un an et demi après avoir inauguré ses bureaux à Montréal, le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence prépare son expansion à Québec. Selon les informations obtenues par Radio-Canada, une antenne du Centre pourrait être mise en place dans la capitale d'ici la fin de l'année 2017.

Un texte d’Alexandre Duval

Interrogé sur ce plan d’expansion, le directeur général du Centre précise que la volonté d’ouvrir un bureau à Québec n’est pas liée à l’attentat survenu le 29 janvier dernier au Centre culturel islamique de Québec.

« Le fait qu’on a l’intention d’avoir une antenne dans telle région, telle région, ce n’est pas parce qu’il y a un problème », dit Herman Deparice-Okomba. Le Centre a un mandat provincial, rappelle-t-il ; avoir une antenne à Québec lui permettrait de mieux desservir la région.

Néanmoins, le directeur général confie que depuis l’attentat, le Centre reçoit jusqu’à 40 % plus de demandes en provenance de la grande région de Québec. Il s'agit de demandes pour offrir des formations sur la radicalisation ou encore pour réaliser des interventions psychosociales.

« Je ne vous cacherai pas que depuis ce qui s’est passé à Québec, la demande est grandissante, donc c’est venu confirmer qu’il y a un besoin […] C’est beaucoup plus facile pour le Centre d’être présent pour répondre à ces besoins au quotidien. »

— Une citation de  Herman Deparice-Okomba, directeur général du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence
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Le directeur du Centre de prévention de la radicalisation (CPRMV), Herman Deparice-Okomba

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Plus d'appels liés à l'extrême droite

La réalité de Québec n’est pas la même que celle de Montréal. M. Deparice-Okomba affirme que les enjeux de Québec touchent moins l’islamisme radical que les crimes haineux, qui font officiellement partie du mandat du Centre depuis l’an dernier.

« Les interventions que nous faisons, dans la grande majorité, c’est lié à la question de l’extrême droite, d’où l’importance d’avoir un bureau du Centre à Québec, une antenne à Québec, pour qu’on puisse vraiment développer une expertise assez pointue adaptée à la réalité de Québec. »

— Une citation de  Herman Deparice-Okomba, directeur général du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence

Considérant la charge de travail qui doit être réalisée dans la Capitale-Nationale, deux employés du Centre sont actuellement mobilisés à temps plein pour répondre à la demande de Québec, dit M. Deparice-Okomba.

« Il faut ajouter à cela nos intervenants psychosociaux qui se déplacent à Québec pour faire du soutien psychosocial, donc je vous dirais qu’on est très actif dans la région de Québec », affirme Herman Deparice-Okomba.

Avec un tel volume d’activité, M. Deparice-Okomba espère que la future antenne de Québec comptera de quatre à cinq employés, auxquels s’ajouteront des renforts de Montréal lorsque cela sera nécessaire.

La Ville au parfum

Une rencontre a déjà eu lieu en début d’année entre des fonctionnaires de la Ville de Québec et des représentants du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence. L’idée était de tâter le terrain sur une possible collaboration.

À Montréal, le financement du Centre est assuré à la fois par la Ville et le ministère de la Sécurité publique, qui ont tous deux dégagé un million de dollars au début de l’aventure.

M. Deparice-Okomba estime qu’un soutien financier ou un prêt de locaux par la Ville de Québec pourrait contribuer à un fonctionnement optimal.

« On continue à échanger [...] Pour nous, c’est important de s’associer à la Ville de Québec. C’est un partenaire privilégié, de choix. »

— Une citation de  Herman Deparice-Okomba, directeur général du Centre de prévention de la radicalisation manant à la violence

Le maire peu enthousiaste

Interrogé sur ce plan d’expansion du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, le maire de Québec ne s’est pas montré très réceptif.

Régis Labeaume a dit être au courant que des fonctionnaires avaient rencontré les représentants du Centre, mais il soutient qu’il n’y a pas de besoin pour l’établissement d’une antenne à Québec.

« On ne sent pas ce besoin-là, alors il ne faut pas créer quelque chose qui ne rencontre pas un besoin », estime-t-il.

« À la Ville de Québec, on est avec toutes les organisations, on travaille très bien, ce n'est pas la même situation qu'à Montréal. Notre position est très claire : on n'a pas besoin de ça à Québec et la Ville de ne mettra aucun sou. Si on sentait le besoin un jour, on le ferait. »

— Une citation de  Régis Labeaume, maire de Québec
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Le maire de Québec, Régis Labeaume

Photo : Radio-Canada

Le cabinet du ministre de la Sécurité publique ne s'avance pas à dire s'il pourrait octoyer plus d'argent au Centre advenant l'ouverture d'une antenne à Québec. Cependant, on indique que le Centre est libre d’utiliser son budget actuel comme il l’entend.

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