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Sans même être chef, Maxime Bernier est déjà la cible des libéraux

Le candidat à la direction du Parti conservateur du Canada Maxime Bernier.
Le candidat à la direction du Parti conservateur du Canada Maxime Bernier. Photo: La Presse canadienne / Adrian Wyld
Radio-Canada

Avant même que le résultat de la course à la direction du Parti conservateur ne soit connu, Maxime Bernier est déjà la cible d'attaques de représentants du Parti libéral du Canada.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Dans les couloirs du Centre des congrès de Toronto, les articles promotionnels à l'effigie des différents candidats sont partout. Dans le lot, on a vu apparaître vendredi soir des objets peu flatteurs à l'endroit du présumé meneur de la course, Maxime Bernier. Une opération orchestrée par des employés du Parti libéral.

Quelques exemples : des gâteaux Jos Louis en référence au passé de ministre de Maxime Bernier ou encore du fromage pour souligner son intention d'abolir le système de gestion de l'offre.

Des documents distribués par des représentants libéraux. Des documents distribués par des représentants libéraux. Photo : Radio-Canada / Jean Brousseau

Des portfolios accompagnés de l'inscription « Top secret  » et du logo du Parti conservateur ont également été distribués. À l'intérieur, un autocollant demande à la personne qui retrouve ces documents de les rapporter à Maxime Bernier.

Il y a neuf ans, le député de Beauce avait dû quitter son poste de ministre des Affaires étrangères après avoir laissé des documents confidentiels dans un endroit non sécurisé.

Des documents sur les liens passés de Maxime Bernier avec le Parti québécois ont également circulé.

Selon l'entourage du candidat québécois, c'est la preuve qu'il est en très bonne position pour devenir chef. « La question, c'était qui peut battre Justin Trudeau en 2019. Selon l'analyse même des libéraux, Maxime est le candidat le plus menaçant », souligne Maxime Hupé, directeur des communications de M. Bernier.

Pendant les longs mois de la course, les aspirants chefs ont évité les attaques personnelles et les grands coups d'éclat, afin de ne pas nuire à leur parti. Une discrétion que ne s'imposeront fort probablement pas les autres formations à la Chambre des communes, dès l'élection du prochain chef conservateur.

Des documents distribués par des représentants libéraux. Des documents distribués par des représentants libéraux. Photo : Radio-Canada / Jean Brousseau

Bisbille autour de la présence d'observateurs

Par ailleurs, l'élection du successeur de Stephen Harper a donné lieu à des tensions entre libéraux et conservateurs. Dans des événements comme ceux-ci, les différentes formations politiques envoient des émissaires, afin d'analyser les résultats et d'offrir des réactions dans les médias.

Toutefois, cette année, le Parti libéral n'est pas parvenu à faire accréditer ses députés observateurs.

Le parti conservateur est encore moins ouvert et transparent que sous Stephen Harper.

Braeden Caley, Parti libéral du Canada

Au Parti conservateur, on affirme que l'événement fait salle comble et qu'en l'absence de laissez-passer gratuits, les députés libéraux peuvent débourser le montant requis pour y assister.

Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice doit assister en tant qu'observateur aux résultats du vote.

Politique