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Sommet du G7 : pas de consensus sur le climat

Le président des États-Unis Donald Trump s'apprête à prendre la pose avec les autres dirigeants de pays réunis pour le Sommet du G7 à Taormine en Italie.

Photo : Reuters / Jonathan Ernst

Radio-Canada

Les chefs d'État du G7, réunis en sommet à Taormine, en Italie, n'ont pas réussi à s'entendre sur la question du climat. Malgré les efforts des autres pays du G7, le président américain, Donald Trump, a refusé de s'engager en faveur de l'accord de Paris contre le réchauffement climatique.

« Les États-Unis d'Amérique sont en train de réévaluer leur politique sur le changement climatique et sur l'accord de Paris et ne sont donc pas en mesure de rejoindre le consensus sur ce sujet », peut-on lire dans une déclaration commune, publiée à l'issue du sommet.

Un peu plus tôt, le président américain avait précisé sur son compte Twitter qu'il rendrait sa décision finale concernant l'accord de Paris la semaine prochaine.

Le président français, Emmanuel Macron, a néanmoins jugé que les discussions sur le climat avec le président américain avaient progressé.

« Il faut tenir compte du point de départ, lorsque beaucoup pensaient encore, il y a quelques semaines, que les États-Unis allaient quitter les [discussions ayant mené à l'] accord de Paris sur le climat », a-t-il indiqué.

Trump est un pragmatique. J'ai bon espoir qu'il confirme l'engagement des États-Unis sur le climat, à son rythme.

Emmanuel Macron, président de la République française

Le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, dont le pays préside le Sommet du G7, a qualifié la discussion de « franche ».

Justin Trudeau accordant une conférence de presse à la clôture du Sommet du G7 à Taormine en ItalieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Justin Trudeau accorde une conférence de presse à la clôture du Sommet du G7 à Taormine en Italie.

Photo : Reuters / Dylan Martinez

Quelques heures après la diffusion du communiqué finale, le premier ministre Justin Trudeau a parlé d'un G7 « uni et fort », en dépit des désaccords.

« Je peux vous assurer que le président Donald Trump était en mode écoute à ce moment-là et on a tous illustré et démontré à quel point nous trouvons que c’est important de se rassembler dans la lutte contre les changements climatiques », a-t-il déclaré.

Je respecte le droit des leaders de différents pays de faire leurs propres choix en matière de politique.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

La chancelière allemande, Angela Merkel, a pour sa part qualifié les discussions sur l'environnement d'« insatisfaisantes ».

Selon le conseiller économique de Donald Trump, Gary Cohn, son point de vue « évolue et il est venu ici pour apprendre ».

Toutefois, son conseiller à la sécurité nationale, le général H. R. McMaster, a par la suite atténué ces propos. « Il y a une chose qui ne changera pas, il prendra ses décisions en fonction de ce qu’il pense être le mieux pour les Américains », a-t-il prévenu.

Lutte contre le protectionnisme

Les chefs d'État ont décidé samedi de lutter contre le protectionnisme et de favoriser le libre-échange. Toutefois, ils ont reconnu que les échanges commerciaux n'ont pas toujours été profitables pour tous, faisant ainsi écho aux positions du président américain, Donald Trump.

« Nous réitérons notre engagement à garder nos marchés ouverts et à lutter contre le protectionnisme, tout en restant fermes face à toutes les mauvaises pratiques commerciales », indique le texte de la déclaration.

Les pays ont reconnu que « le commerce n'a pas toujours été fait au bénéfice de tous », rappelant ainsi les positions protectionnistes de Donald Trump, qui a répété à plusieurs reprises son slogan « America First » (« Les États-Unis d'abord »).

Les dirigeants se sont engagés « à adopter des politiques appropriées de telle manière que toutes les entreprises et tous les citoyens puissent profiter au mieux de toutes les occasions offertes par l'économie globale ».

Le président américain semblait satisfait. « J’ai eu de bonnes rencontres, en particulier sur le commerce. Nous nous sommes engagés à éliminer toutes les mauvaises pratiques commerciales pour favoriser une situation équitable », a-t-il écrit sur Twitter.

La déclaration commune fait 6 pages, contre 32 l’an dernier.

Sanctions contre la Russie

Le G7 s'est aussi dit prêt à imposer des sanctions supplémentaires contre la Russie et a réitéré ses accusations contre Moscou dans le conflit ukrainien.

Nous soulignons la responsabilité de la Fédération de Russie dans le conflit.

Déclaration commune du G7

« Les sanctions pourront être levées quand la Russie remplira ses engagements. Toutefois, nous sommes prêts à prendre des mesures restrictives supplémentaires contre la Russie, si nécessaire », peut-on lire dans le communiqué.

Moscou est exclu du G8 depuis 2014, moment où la péninsule ukrainienne de Crimée a été annexée à la Russie. Le conflit a fait plus de 10 000 morts en 3 ans.

Par ailleurs, les dirigeants du G7 ont aussi fait savoir que la Corée du Nord doit « abandonner tous ses programmes nucléaires et de missiles balistiques d'une manière complète, vérifiable et irréversible ».

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a salué cette entente. « La menace a atteint un nouveau niveau », a-t-il souligné.

Rencontre Trudeau-Trump

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau souriant à côté du président des États-Unis Donald Trump qui, lui, envoie la main.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Justin Trudeau et Donald Trump ont eu une courte rencontre en marge du sommet du G7 à Taormine en Italie.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Ernst

Le premier ministre Justin Trudeau et Donald Trump ont réaffirmé samedi matin leur engagement à l'égard de leur partenariat économique, en marge du Sommet du G7.

Cette rencontre en tête-à-tête survient alors que la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) a officiellement été lancée la semaine dernière par Washington.

Le cabinet du premier ministre a précisé que les deux pays « ont réaffirmé leur engagement à l’égard du partenariat économique le plus intégré du monde ».

Les chefs d'État ont aussi abordé la question de la sécurité internationale, sujet qui a dominé les discussions entre les chefs d’État du Sommet, qui survient quelques jours après un attentat mortel à Manchester.

Le premier ministre a terminé sa visite en Italie en présentant aux médias la région de Charlevoix, au Québec, où aura lieu le prochain Sommet du G7.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, La Presse canadienne, et Associated Press

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