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Après Manchester, le G7 veut intensifier sa lutte contre le terrorisme

De gauche à droite : Donald Tusk (président du Conseil européen), Theresa May (PM du Royaume-Uni), Donald Trump (président américaine), Angela Merkel (chancelière allemande), Shinzo Abe (premier ministre japonais), Justin Trudeau (premier ministre canadien), Emmanuel Macron (président français), Jean-Claude Juncker (président de la Commission européenne) et Paolo Gentiloni (président du Conseil italien).

Photo : Getty Images / Dan Kitwood

Radio-Canada

Se disant profondément touchés par l'attentat-suicide de Manchester, les dirigeants des pays membres du G7 se sont entendus vendredi pour déployer plus d'efforts dans la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme, sans égard au pays, à la nationalité ou à la religion.

Réunis à Taormine, en Sicile, les représentants du Canada, des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Japon et de l’Italie ont adopté une déclaration en 15 points dans laquelle ils demandent notamment aux fournisseurs de services Internet et aux réseaux sociaux de s'impliquer davantage dans la suppression des contenus extrémistes publiés sur leurs plateformes.

À l'issue d'une première journée de rencontres plénières, les dirigeants ont rappelé qu’en dépit des bienfaits qu’il apporte à l’humanité, Internet peut aussi être une arme redoutable pour le terrorisme.

Tout en étant une des réalisations techniques les plus importantes des dernières décennies, l'Internet s'est également révélé être un outil puissant pour des objectifs terroristes.

Extrait de la déclaration des pays membres du G7

Par l’adoption de cette déclaration, les chefs d'État et de gouvernement ont répondu à une demande de la première ministre britannique, Theresa May, dont le pays a été frappé lundi par une attaque qui a fait 22 morts à Manchester.

« C'est un pas en avant important. Il faut que les compagnies [Internet] reconnaissent leur responsabilité envers la société », a déclaré Mme May lors d'une conférence de presse.

Dans sa déclaration, le groupe des sept pays les plus industrialisés de la planète affirme qu'il entend poursuivre son « approche collective en ce qui a trait à la gestion des risques posés par les combattants étrangers de retour des zones de guerre » en mettant notamment plus de ressources en commun et en intensifiant la coopération entre les agences frontalières et leurs partenaires.

Le G7 s'engage aussi à « reconcentrer ses efforts et à poser des gestes pour couper les sources et les canaux de financement des terroristes et de l'extrémisme violent ». Il réitère « de façon non équivoque » sa volonté de ne pas payer de rançons aux terroristes.

On souligne par ailleurs le travail à faire en matière d'inclusion sociale, un moyen, précise-t-on, de prévenir la radicalisation.

Sur d'autres enjeux que le terrorisme, cependant, les politiciens réunis en Sicile ne sont pas parvenus à un consensus aussi naturel.

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, s'était rendu au sommet dans le but de mettre de l'avant les avantages du libre-échange et de la lutte contre les changements climatiques, mais « il y a clairement des domaines où la position canadienne peut ne pas être accueillie de façon universelle », a dit la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

L'application de l'accord de Paris sur le climat, par exemple, ne semble pas faire consensus. Si le Canada, l'Italie, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et le Japon ont confirmé leur adhésion, le président américain n'a pas encore pris de décision à ce sujet, a mentionné le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni.

« Il a dit : "Je préférerais prendre mon temps, comprendre les enjeux et ensuite prendre la bonne décision là-dessus" », a pour sa part rapporté le conseiller économique en chef des États-Unis, Gary Cohn. « Ses opinions évoluent, a-t-il poursuivi. Il est venu ici pour apprendre et pour être plus intelligent. »

Justin Trudeau doit justement se réunir avec le président américain samedi. L'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), que les États-Unis souhaitent renégocier, devrait normalement être à l'ordre du jour.

Avec les informations de La Presse canadienne

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