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Le projet pilote de compostage à Saint-Pierre-Jolys, un an plus tard

Un ensemble de déchet servant à faire du compost.
Du compost. Photo: iStock

Après une année d'activité, les gestionnaires du projet-pilote de compostage rural à Saint-Pierre-Jolys, au sud de Winnipeg, affirment que la participation communautaire et le volume de déchets collectés ne sont toujours pas assez importants afin qu'on puisse juger de la rentabilité du programme.

À l’heure actuelle, 95 résidences de Saint-Pierre-Jolys prennent part au projet écologique, affirme le préfet de la municipalité rurale de De Salaberry, Marc Marion. Toutefois, il faudrait environ 155 foyers participants, soit 35 % de la population du secteur pour générer la masse critique de déchets organiques.

C’est toujours difficile de faire l’introduction d’un nouveau service. Et parfois, les gens n’embarquent pas parce qu’ils ne comprennent pas forcément le pourquoi.

Marc Marion, préfet de De Salaberry

Le programme, commandité par la Fédération canadienne des municipalités, entre dans la deuxième de ses trois années, et M. Marion explique que la municipalité manitobaine agrandira sa visée en ajoutant deux communautés avoisinantes, soit Otterburne et Saint-Malo, à son service de collecte de déchets organiques.

Le préfet avoue que l’une des grandes motivations de la démarche écologique est d’éviter que la municipalité rurale soit dans l’obligation de trouver un autre site d’enfouissement, ce qui risque de coûter des millions de dollars aux contribuables.

On arrive presque au point de saturation du site. Si le projet s’échelonnait sur les 10 prochaines années, on pourrait continuer avec le même site.

Marc Marion, préfet de De Salaberry

Même si le plan ne s’amortit pas encore, le directeur général d’Éco-Ouest, un organisme qui aide les municipalités dans ce projet, affirme que le compostage municipal permettra à l'avenir de réduire la production d’ordures d’environ 25 %, tout en étant rentable.

« Il y a des aubaines à faire pour les municipalités qui détournent des déchets de leur site d’enfouissement, et il y a aussi une rentabilité par rapport aux ventes que la municipalité pourrait générer avec le compost final », explique Dany Robidoux, d’Éco-Ouest.

Toutefois, il déclare qu'il est encore trop tôt pour savoir quelles seront la qualité du compost généré et sa valeur marchande.

Manitoba

Environnement