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Le FBI s'intéresse à Jared Kushner, le gendre de Trump

Un jeune homme aux cheveux bruns regardant vers la caméra. Le décor derrière lui est beige et flou.

Le gendre et proche conseiller du président américain Donald Trump, Jared Kushner, le 20 mai 2017

Photo : Reuters / Jonathan Ernst

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le beau-fils de Donald Trump, Jared Kushner, fait partie des personnes ciblées par l'enquête du FBI sur l'ingérence de la Russie lors de la présidentielle américaine pour avoir eu des rencontres avec des Russes influents, ont révélé plusieurs médias américains.

Les enquêteurs pensent que Kushner possède des informations importantes concernant leur enquête, a indiqué la chaîne d'information NBC, tout en précisant que ces révélations ne signifient pas que M. Kushner soit soupçonné d'avoir commis une infraction ni qu'il sera accusé d'un délit par le FBI.

La semaine dernière, le Washington Post rapportait que le FBI s’intéressait particulièrement à un haut responsable en fonction à la Maison-Blanche, sans toutefois nommer Jared Kushner.

Une rencontre dans le viseur

Jeudi, le Washington Post a indiqué que Jared Kushner était visé par l'enquête pour sa participation à « une série de réunions ». Les enquêteurs du FBI s’intéressent notamment aux interactions entre Jared Kushner et les Russes, dont celles qui ont eu lieu en décembre dernier avec l’ambassadeur russe Sergueï Kislyak et un banquier de Moscou, Sergueï Gorkov.

Depuis 2016, Sergueï Gorkov est patron de Vnesheconombank (VEB), une banque russe d’investissements qui avait été sanctionnée par l’administration Obama après l’annexion de la Crimée en juillet 2014.

Quant à Sergueï Kislyak, il est l’ambassadeur russe à Washington depuis 2008. Le FBI s’intéresse à un entretien qu’il a eu avec Jared Kushner à la Trump Tower début décembre.

Michael Flynn, ex-conseiller à la sécurité nationale, était aussi présent lors de cette rencontre. Il s’était par la suite entretenu au téléphone avec Sergueï Kislyak (Nouvelle fenêtre), le 29 décembre, à propos des sanctions américaines imposées la veille à la Russie par l’ancien président Barack Obama.

Après avoir menti au vice-président, Mike Pence, sur la teneur de cette conversation, Michael Flynn avait été forcé à la démission le 13 février dernier.

Collaboration à prévoir

Un avocat de M. Kushner, Jamie Gorelick, a affirmé que son client collaborera avec les enquêteurs.

Il a aussi indiqué que le mari d'Ivanka Trump avait déjà accepté de témoigner devant le Congrès américain à propos de ces rencontres et qu'il acceptera de faire de même pour toute autre enquête.

Le gendre de Donald Trump est considéré comme étant le principal représentant du président américain en matière de politique étrangère. Parmi ses responsabilités, il est notamment chargé des dossiers du Canada, du Mexique, de la Chine et du processus de paix au Moyen-Orient.

Le FBI et la Maison-Blanche n'ont pas réagi pour l'instant à cette nouvelle.

Trump et la Russie

L'enquête du FBI, désormais supervisée par le procureur spécial Robert Mueller, se penche sur les contacts entre des membres de l'équipe de campagne de Trump et de hauts responsables russes.

L'ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, qui a démissionné le 14 février dernier, et l'ex-directeur de campagne présidentielle de Trump, Paul Manafort, sont notamment visés par cette investigation.

Le président américain a toujours nié avoir des connexions avec la Russie. Il s'est également dit victime d'une « chasse aux sorcières ».

Le comité de la Chambre des représentants sur la surveillance a pour sa part demandé au FBI de lui transmettre davantage de documents sur son ex-directeur James Comey et sur ses contacts avec la Maison-Blanche ainsi qu'avec le département de la Justice.

Le président du comité, le républicain Jason Chaffetz, réclame des documents qui remontent à septembre 2013, lorsque M. Comey avait accédé à la tête du FBI sous l'administration de Barack Obama.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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