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Le pape invité à faire des excuses en terre autochtone

Le pape François en train de prier

Le pape François en train de prier

Photo : Reuters / Tony Gentile

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Si le pape François décidait de s'excuser au nom de l'Église catholique pour les abus commis dans les pensionnats autochtones, comme le demande le Canada, ses mots devraient être prononcés sur des terres reconnues par des traités, estime la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN).

La question refait surface, alors que le premier ministre Justin Trudeau se prépare à rencontrer le souverain pontife lors d’une audience privée au Vatican, le 29 mai.

Justin Trudeau a signifié son intention de demander au pape des excuses formelles pour les Autochtones du Canada.

Il s’agissait d’une des recommandations du rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, déposé en décembre 2015.

« Il s’agirait d’un pas en avant majeur de la part de l’Église et d’un moment important pour les survivants, autant spirituellement qu’émotionnellement, de voir le pape s’excuser en personne. »

— Une citation de  Bobby Cameron, chef de la FSIN

Le lendemain du dépôt du rapport de la Commission, Justin Trudeau avait reconnu, aux côtés de cinq chefs autochtones, qu’il ne pouvait pas obliger le pape à présenter des excuses pour le scandale des pensionnats, mais qu’il souhaitait « ardemment un engagement constructif » de la part de l’Église catholique.

Une visite déjà dans les cartes

En décembre 2016, l’ambassadeur du Vatican au Canada, l’archevêque Luigi Bonazzi, avait affirmé que le pape François ne ménagerait pas ses efforts pour venir en Saskatchewan pour présenter des excuses en bonne et due forme aux Autochtones qui ont été victimes de mauvais traitements dans les pensionnats.

Entre la fin du 19e siècle et 1996, plus de 150 000 enfants autochtones ont été arrachés à leur famille et placés dans des pensionnats, dont la plupart sous l’égide de différentes communautés religieuses.

Le pape Benoît XVI avait quant à lui exprimé en 2009 sa « peine » pour le traitement réservé aux enfants autochtones dans les pensionnats, sans toutefois employer le mot « excuses ».

 

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