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Toby Carrier en voulait à sa famille, mais surtout à la religion

Le Matanais fait face à une accusation de meurtre non prémédité et à deux accusations de tentative de meurtre.

Le Matanais fait face à une accusation de meurtre non prémédité et à deux accusations de tentative de meurtre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le témoignage de Toby Carrier s'est conclu jeudi matin au palais de justice de Baie-Comeau. L'homme de 27 ans de Matane est accusé du meurtre non prémédité de son frère et de tentatives de meurtre sur ses parents.

Un texte de Marlène Joseph-Blais

Depuis mardi, l'accusé a longuement raconté son enfance, son adolescence et la façon dont il a attaqué sa famille.

Palais de justice de Baie-ComeauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Palais de justice de Baie-Comeau

Photo : Radio-Canada

Toby Carrier s'est décrit comme un adepte de jeux vidéo qui s'est toujours senti rejeté. Il a eu une éducation sévère, élevé par des parents croyants et très pratiquants.

Il a répondu calmement aux questions des deux parties et s'est adressé clairement au jury. Il a éclaté en sanglots à quelques reprises, en évoquant le souvenir de son frère Ismaël et les coups de couteau portés à ses proches.

Il maintient avoir perdu le contrôle de son corps le soir de l'attaque, le 31 mars 2009.

Contre-interrogatoire

Lorsque l'avocat du ministère public, Guy Loisel, lui a rappelé qu'il avait déjà mentionné qu'il détestait sa famille, l'accusé a affirmé qu'il en voulait d'abord à la religion. « Je leur en voulais beaucoup, mais c'était Dieu que je haïssais », a-t-il dit.

Toby Carrier soutient que ses idées suicidaires lui sont venues vers l'âge de 14 ans. Il a toutefois convenu qu'il n'avait jamais élaboré de plan pour le faire et que les méthodes auxquelles il pensait lui semblaient inaccessibles. Depuis qu'il est en prison, il dit avoir essayé quelques fois de mettre fin à ses jours.

À la fin de son contre-interrogatoire, l'accusé a admis avoir menti à quatre témoins, à l'enquêteur de la Sûreté du Québec et à un psychiatre.

Le procès se poursuit au palais de justice de Baie-Comeau. Le témoignage de la psychiatre Marie-Frédérique Allard, appelée par la défense, est commencé.

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