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Une pédiatre de Calgary veut révolutionner le traitement de l’arthrite juvénile

Susan Benseler montre à Kayla le mouvement qu'elle doit faire avec ses mains

La pédiatre Susan Benseler en consultation avec sa patiente de 10 ans, Kayla Baayens

Photo : Radio-Canada / Jocelyn Boissoneault

Radio-Canada

Huit millions de dollars ont été octroyés à des chercheurs du Canada et des Pays-Bas pour améliorer les soins aux enfants qui souffrent d'arthrite. À l'heure actuelle, il n'existe aucun test permettant de diagnostiquer rapidement cette maladie des articulations.

Un texte d'Emma Hautecoeur

La pédiatre-rhumatologue de l’Hôpital pour enfants de l’Alberta Susan Benseler se réjouit de ce projet de recherche unique qui rassemble « tous ceux qui ont les soins des enfants touchés par l’arthrite à coeur ». L’étude, étalée sur cinq ans, vise à mettre à profit la recherche en biologie pour identifier le type d’inflammation, choisir les meilleurs médicaments et savoir quand mettre fin au traitement.

Imaginez que votre arthrite touche 10 de vos articulations. Vous voulez que ça cesse tout de suite! Vous ne voulez pas prendre un médicament, pendant trois mois, qui n’est même pas sûr de fonctionner.

Susan Benseler, pédiatre

Une formule qui fonctionne

Susan Benseler a elle-même pu faire des miracles grâce à sa collaboration avec l'Université de Calgary.

Une fille de 9 ans, Kayla Baayens, s’est retrouvée à l’hôpital pour enfants à Calgary parce qu’elle ne pouvait plus bouger le cou sans souffrir. Son médecin de famille n’avait aucune idée de ce qui l'affligeait. À l’hôpital, on lui a dit que c’était de l’arthrite.

Gros plan sur les mains de la médecin qui tient la main d'une petite fille

Kayla Baayens peut maintenant bouger ses doigts presque sans douleur.

Photo : Radio-Canada / Jocelyn Boissoneault

« Ma mère pleurait, mais moi, je ne savais pas ce que c’était. Je savais que ma grand-mère avait de l’arthrite », dit Kayla Baayens, qui a maintenant 10 ans. « Et puis, j’ai fini par comprendre quand j’ai senti que moi aussi, je ne pouvais plus former un poing avec ma main sans que ça fasse mal. »

Gros plan sur le visage de la petite fille rousse

Kayla Baayens a réussi à vaincre son arthrite grâce à un traitement sur mesure.

Photo : Radio-Canada / Jocelyn Boissoneault

Des chercheurs de l’Université ont testé son sang, à la demande de Susan Benseler. Ils ont identifié la composante chimique qui causait l’inflammation de la colonne vertébrale de Kayla. Au bout de cinq jours de traitement à l’hôpital, la petite fille a pu rentrer chez elle à Red Deer. Peu de temps après, elle a aussi pu recommencer à faire du vélo et à jouer avec les autres enfants.

La pédiatre explique que son arthrite, si elle avait été traitée trop tard, aurait pu lui endommager la colonne vertébrale de façon permanente. « Ce que nous avons fait pour Kayla, nous devrions pouvoir le faire pour tous les enfants à travers le pays », dit-elle.

Alberta

Recherche médicale