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Procès de la GRC : l'implantation des carabines était une priorité de la GRC depuis 2011

Des policiers armés à Moncton où trois agents de la GRC ont été abattus, dans le secteur Pinehurst.

Des policiers armés à Moncton où trois agents de la GRC ont été abattus.

Photo : Michèle Brideau

Radio-Canada

Le déploiement des carabines est toujours au coeur des témoignages, au 18e jour du procès de la GRC concernant la fusillade mortelle du 4 juin 2014.

Depuis quelques jours, la défense tente de prouver que les gendarmes avaient l'équipement nécessaire pour affronter un tireur lors de la fusillade qui a coûté la vie à trois d'entre eux.

Le quatrième témoin de la défense, l'inspecteur Larry Brookson, a pris la barre mercredi matin. Il a affirmé que lorsqu’il est arrivé en poste en décembre 2011, il a fait de l’implantation des carabines sa « priorité numéro un ».

Il a cependant expliqué que la GRC faisait face à des défis financiers et qu’en plus de l’achat des carabines et des munitions qui sont très coûteuses, la GRC devait également payer pour l'entraînement des policiers.

L’inspecteur a également soulevé des craintes quant à l’entreposage des carabines. La GRC devait revoir la configuration des espaces d’entreposage des carabines, notamment aux postes de police et dans les véhicules.

Le contre-interrogatoire de la Couronne a commencé en matinée mercredi et se poursuit en après-midi.

La GRC est accusée de quatre violations du Code canadien du travail. Les accusations portent sur le manque d'équipement, de formation et de supervision des policiers qui ont participé à la fusillade.

Un expert en approvisionnement d'armes témoigne

En après-midi, c'est un expert en approvisionnement de la GRC qui est venu témoigner.

Leslie Stewart a expliqué à la cour le processus d'approvisionnement d'arme et de biens à la GRC.

Il travaillait pour le corps de police en 2011 pendant l'acquisition de carabines.

Leslie Stewart a dit que l'achat d'un nombre important d'armes comme les carabines pouvait être un processus d'environ huit mois avec la paperasse requise du gouvernement et des fournisseurs.

La Couronne lui a demandé si les délais en approvisionnement pouvaient s'allonger si ce n'est pas une priorité importante pour une organisation comme la GRC.

Le témoin a répondu oui. Certaines choses pouvaient traîner des années si ce n'était pas considéré comme prioritaire.

Le procès reprend jeudi matin, à 9 h 30.

Suivez le procès en direct ici, par l'entremise des messages Twitter de notre journaliste :

 

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