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Le maire d'Ottawa demande à l'Ontario de protéger l'accès aux cliniques d'avortement

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Des centaines de pancartes sur la colline du Parlement lors de la Marche nationale pour la vie (archives)

Photo : Radio-Canada

CBC.ca
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le maire Jim Watson demande au gouvernement provincial ontarien de promulguer une loi sur l'accès aux services d'avortement, après que des patientes et des intervenants eurent affirmé avoir été intimidés devant une clinique d'Ottawa.

Le premier magistrat a fait connaître sa demande mardi après-midi, à l'issue d'une rencontre avec les directrices générales des organismes Planning des naissances d'Ottawa et Services aux victimes d'Ottawa.

M. Watson a indiqué avoir écrit au député d'Ottawa-Centre et procureur général de l'Ontario, Yasir Naqvi, afin de lui demander de créer une « loi sur l'accès à l'avortement pour Ottawa et l'ensemble de la province ».

« Quiconque demande ou fournit des services d'avortement doit pouvoir le faire sans se sentir harcelé, menacé, humilié ou en danger. La loi envisagée garantirait cette protection », a déclaré le maire dans un communiqué.

Des lois similaires existent déjà dans d'autres provinces, telles que la Colombie-Britannique et Terre-Neuve-et-Labrador.

Jim Watson a sollicité l'aide de la province à la suggestion du greffier municipal et avocat général de la Ville d'Ottawa, Rick O'Connor. Ce dernier a cependant indiqué qu'un règlement municipal sur la question de l'accès à l'avortement serait difficile à appliquer.

Yassir Naqvi a répondu que son ministère étudiait depuis plusieurs semaines les moyens à la disposition de la province pour faire cesser le harcèlement aux abords des cliniques d'avortement.

« Je pourrai en dire davantage une fois que j'aurai déterminé la meilleure approche en la matière », a-t-il fait savoir par voie de communiqué, en fin d'après-midi mardi.

Des patientes et des employés apostrophés à l'extérieur d'une clinique

La rencontre de mardi entre le maire Watson, la conseillère Catherine McKenney et les représentantes de Planning des naissances d'Ottawa et de Services aux victimes d'Ottawa se voulait une réponse aux manifestations qui ont récemment eu lieu devant la clinique Morgentaler de la rue Bank.

Selon son site Internet, la clinique offre des services d'avortement et des soins parallèles, comme de l'appui psychologique, de l'éducation à la contraception et le dépistage d'infections transmises sexuellement (ITS).

Des patientes et des employés ont signalé avoir été importunés à répétition par des manifestants qui tentaient de les empêcher d'entrer dans la clinique.

En avril, le chef du Service de police d'Ottawa (SPO), Charles Bordeleau, a publié une déclaration dans laquelle il expliquait que les agents affectés à la surveillance des manifestations « ont la tâche difficile de veiller à la sûreté et à la sécurité de tous ceux qui sont impliqués ».

Il y soulignait également que des policiers ont été accusés de ne pas avoir respecté les droits des manifestants rassemblés à l'extérieur de la clinique.

Selon le chef Bordeleau, la clinique Morgentaler devrait faire appel aux tribunaux si elle « souhaite obtenir une zone autour des lieux [bubble zone, ndlr] dans laquelle les manifestations seraient interdites », puisque le SPO n'a pas l'autorité nécessaire pour le faire.

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