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Philippines : le président Rodrigo Duterte instaure la loi martiale dans le sud du pays

Le président philippin, Rodrigo Duterte, a été reçu au Kremlin le 23 mai 2017 par son homologue russe, Vladimir Poutine.

Le président philippin, Rodrigo Duterte, a été reçu au Kremlin le 23 mai 2017 par son homologue russe, Vladimir Poutine.

Photo : Reuters / Maxim Shemetov

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président philippin, Rodrigo Duterte, instaure la loi martiale dans le sud des Philippines, qui est le théâtre d'affrontements entre des combattants présumément liés au groupe armé État islamique (EI) et les forces de l'ordre.

La mesure, qui est pour l’instant mise en place durant 60 jours, concerne toute la région de Mindanao, un archipel qui abrite des djihadistes membres de l’organisation islamiste Abou Sayyaf.

L’organisation, qui a régulièrement recours aux enlèvements pour financer ses activités, tente depuis peu de se rapprocher de l’EI.

La plus récente escalade de violence dans le sud du pays est d’ailleurs liée à une intensification des enlèvements sur cette portion du territoire au cours des dernières semaines.

Mardi, des accrochages sont survenus entre les policiers et les militants d’Abou Sayyaf durant une opération pour mettre le grappin sur Isnilon Hapilon, le chef de l’organisation.

Les policiers ont perquisitionné la cachette présumée de ce dernier à Marawa, une ville de quelque 200 000 habitants. Les djihadistes ont répliqué en attaquant un hôpital.

Au moins un policier est mort au cours des affrontements. Pour l’instant, on ne rapporte aucune victime chez les civils.

Le chef de l'état-major philippin, le général Eduardo Ano, a promis de nettoyer le secteur et a indiqué que le gouvernement offrait une récompense de plus de sept millions de dollars pour la capture d’Isnilon Hapilon.

Abou Sayyaf en bref

Le groupe Abou Sayyaf est à l'origine de l'enlèvement de centaines de Philippins et d'étrangers depuis les années 1990, exigeant des rançons contre leur libération. Ses membres ont décapité deux Canadiens, Robert Hall et John Ridsdel, l'année dernière, devant le refus des autorités canadiennes de remplir leurs exigences en matière de rançon. Isnilon Hapilon, le chef d’Abou Sayyaf, cherche à unifier les groupes rebelles du pays sous le giron du groupe armé État islamique.

Des armes modernes contre l’EI

En visite à Moscou pour signer des accords commerciaux avec son homologue russe, Vladimir Poutine, le président Duterte a choisi d’abréger sa visite pour veiller à la mise en œuvre de la loi martiale, qu’il a décrétée depuis le Kremlin.

« Des unités de l'État islamique occupent une province et il y a des affrontements, une opération militaire, en cours encore maintenant. Je dois malheureusement partir là-bas. »

— Une citation de  Le président philippin, Rodrigo Duterte
Le président philippin, Rodrigo Duterte, s'est rendu à Moscou pour signer des accords avec son homologue russe, Vladimir Poutine.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président philippin, Rodrigo Duterte, s'est rendu à Moscou pour signer des accords avec son homologue russe, Vladimir Poutine.

Photo : Reuters / Maxim Shemetov

Aux côtés de Vladimir Poutine, Rodrigo Duterte a par ailleurs évoqué la nécessité, pour son pays, de se doter d’équipement militaire adéquat pour mettre fin à la menace terroriste. « Notre pays a besoin d'armements modernes [...] pour lutter contre l'EI, nous avons besoin d'armes », a-t-il insisté.

Le président philippin avait déjà exprimé par le passé le souhait d’acheter des armes à la Russie, se montrant ainsi toujours plus distant face aux États-Unis, son partenaire d’affaires traditionnel.

Vladimir Poutine a offert ses sympathies au peuple philippin « pour cette attaque terroriste », disant comprendre les raisons de la visite écourtée de son invité.

Le chef d’État russe a ajouté qu’il espérait un dénouement rapide au présent conflit « avec le moins de pertes humaines possible ».

Vladimir Poutine a terminé en déclarant qu’une « série de documents » devaient être signés mercredi, au Kremlin, avec les membres restants de la délégation philippine.

Avec les informations de Agence France-Presse

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