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Commissaire aux langues officielles : le fédéral dévoile son processus de sélection

La ministre du Patrimoine, Mélanie Joly.

La ministre du Patrimoine, Mélanie Joly.

Photo : La Presse canadienne / Fred Chartrand

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement Trudeau dévoile finalement les étapes qui ont mené à la sélection de Madeleine Meilleur en tant que commissaire aux langues officielles du Canada. C'est la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, qui a réalisé l'entrevue finale.

Un texte de Catherine Lanthier

La première entrevue a donné lieu à un important comité de sélection, formé de sept personnes. Celui-ci était majoritairement composé de membres de la fonction publique, selon Pierre-Olivier Herbert, attaché de presse de la ministre Joly.

Les quatre membres de la fonction publique qui ont participé à ce comité de sélection sont les sous-ministres de Patrimoine canadien et de Justice Canada, la dirigeante principale des ressources humaines du Secrétariat du Conseil du Trésor et une sous-secrétaire du Cabinet du Bureau du Conseil privé (BCP).

Deux représentants du Cabinet du premier ministre et une représentante du bureau de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, ont également effectué les entrevues.

Des candidats ont ensuite été retenus pour passer à l’étape suivante, « soit celle des évaluations psychométriques et la vérification des références », indique M. Herbert.

Les services de la firme de recrutement Boyden ont également été retenus pour coordonner le processus.

Ces évaluations et l’ensemble du dossier de chaque candidat ont mené le comité de sélection à soumettre une courte liste de candidats directement à la ministre Mélanie Joly.

La ministre elle-même a effectué l’entrevue finale.

La ministre du Patrimoine canadien a effectué une entrevue avec chacun de ces candidats. Une fois son choix arrêté, elle a consulté les porte-parole des partis de l'opposition pour obtenir leurs commentaires sur la candidature de Mme Meilleur.

Une citation de : Pierre-Olivier Herbert, attaché de presse de la ministre Mélanie Joly

Une lettre officielle de consultation de la part du premier ministre a également été acheminée aux chefs des partis d'opposition, ajoute M. Herbert.

L’expertise « unique et pointue » de Madeleine Meilleur en matière de langues officielles « l’a placée en tête de ce processus », précise M. Herbert, qui ajoute qu’elle est la personne la plus compétente pour faire respecter la Loi sur les langues officielles.

Ces explications surviennent alors que la nomination de Mme Meilleur par le premier ministre Trudeau a soulevé les critiques de l'opposition et d'organismes, comme la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) et l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO).

Ces instances demandaient au gouvernement fédéral de faire preuve de transparence, en expliquant le processus de sélection.

Un processus qui fait réagir

Le politologue franco-ontarien Martin Normand, basé à l’Université d’Ottawa, remet en question cette démarche.

« Pour moi ça n'a aucun sens, parce que ça ouvre justement le flanc à la critique quant à la partisanerie dans cette nomination-là », explique-t-il. « Ce n'est pas à une ministre en fonction d'évaluer les candidatures qui devraient être à l'abri d'influences politiques. »

Pour le NPD, qui s'est vivement opposé à cette nomination, la candidature de Madeleine Meilleur soulève trop de doutes.

« Il est très clair que Mme Meilleur a profité d'un processus favorable à son égard que les autres n'ont pas eu », a déclaré le porte-parole du parti en matière de langues officielles, François Choquette.

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