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Une autre Britanno-Colombienne conteste la loi sur l’aide médicale à mourir

Robyn Moro

Robyn Moro conteste la Loi sur l'aide médicale à mourir.

Photo : CBC

Radio-Canada

Robyn Moro, qui souffre d'une forme agressive de la maladie de Parkinson, conteste la Loi sur l'aide médicale à mourir, qu'elle estime trop restrictive.

La femme de 68 ans souhaiterait avoir de l’aide pour mettre fin à ses jours, mais ne se remplit pas les conditions pour avoir recours à la procédure, selon la loi.

Mon option est de mourir de déshydratation. Ça prend apparemment 12 jours. C’est tout ce qu'il reste pour les gens comme moi.

Robyn Moro, plaignante

En 2015, le plus haut tribunal du pays a tranché que l’aide médicale à mourir devrait être offerte aux adultes considérés comme capables au sens juridique, qui donnent clairement leur consentement et qui souffrent de manière persistante et intolérable à cause d'un problème de santé grave et irrémédiable.

L’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique (BBCLA) qui représente la plaignante déplore toutefois que le gouvernement fédéral ait ajouté une condition, c’est-à-dire que la mort d’une personne doit être « raisonnablement prévisible » pour pouvoir avoir recours à la procédure.

« Les gens qui souffrent horriblement et de manière irrémédiable, mais dont la mort n’est pas encore prévisible ont le choix entre deux choses : continuer à souffrir de manière intolérable contre leur gré ou se tourner vers des méthodes non médicales pour mettre fin à leurs jours en se laissant mourir de faim et de soif. C’est un choix cruel », soutient Jay Aubrey, de la BCCLA.

Elle espère qu’une date de procès sera fixée pour l’année prochaine.

Colombie-Britannique et Yukon

Société