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Nomination de Madeleine Meilleur : la SANB exige la reprise du processus de sélection

L'ancienne ministre ontarienne Madeleine Meilleur

L'ancienne ministre ontarienne Madeleine Meilleur

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La nomination de Madeleine Meilleur au poste de commissaire aux langues officielles ne fait pas l'unanimité en Atlantique. Des organismes et militants acadiens qualifient la nomination du gouvernement de Justin Trudeau de partisane tout comme les partis d'opposition à Ottawa.

La Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) « ne se rallie pas derrière la nomination » de Madeleine Meilleur au poste de commissaire aux langues officielles et demande au gouvernement fédéral de reprendre le processus de sélection. « Si Justin Trudeau avait une once d’éthique, il verrait très bien que c’est une nomination partisane et qu’il s’est trompé et donc qu’il devrait recommencer le processus », précise le président de la SANB, Kevin Arseneau, pour expliquer la position de l’organisme.

« On est en train de politiser un poste qui devrait être un chien de garde pour la francophonie canadienne. »

— Une citation de  Kevin Arseneau, président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick

La nomination de Madeleine Meilleur est qualifiée de partisane par les partis d’opposition à Ottawa. Madeleine Meilleur est l’ex-députée libérale provinciale d'Ottawa-Vanier. Elle a déjà fait des dons au Parti libéral et a déjà assisté à des événements partisans en l’honneur du premier ministre Justin Trudeau.

Le président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, Kevin ArseneauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, Kevin Arseneau

Photo : Radio-Canada

Ces liens ne passent pas inaperçus au Nouveau-Brunswick. « On reproche au gouvernement de Justin Trudeau d’avoir fait une nomination partisane et on reproche à Madeleine Meilleur de ne pas avoir la distance requise pour occuper ses fonctions », affirme Kevin Arseneau en entrevue à l’émission Le réveil Nouveau-Brunswick.

Le juriste Michel Doucet, qui était pressenti pour succéder à l'ancien commissaire Graham Fraser, croit lui aussi qu’il s’agit d’un choix imprudent de la part du gouvernement de Justin Trudeau.

Le juriste Michel DoucetAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le juriste Michel Doucet

Photo : Radio-Canada

« Nommer une personne qui vient à peine de quitter la politique et qui a des liens très étroits avec le Parti libéral et le gouvernement fédéral, ça fragilise certainement l’institution du Commissariat aux langues officielles. Ça fait en sorte de politiser un peu ce poste-là et ça, je trouve ça triste parce que ça risque de causer des dommages irréparables », affirme Michel Doucet.

Des appuis à Madeleine Meilleur

Dimanche, l'avocat spécialisé en droits linguistiques Ronald Caza, qui a notamment piloté le dossier juridique pour la sauvegarde de l'Hôpital Montfort, s’est porté à la défense de Madeleine Meilleur et a appuyé sa nomination.

Samedi, la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) a demandé au gouvernement fédéral de prôner la transparence dans ce dossier dans l'optique de préserver l'intégrité du Commissariat aux langues officielles.

La FCFA pense que le gouvernement doit dévoiler aux Canadiens les étapes qui ont mené à ce choix pour remplacer l'ancien commissaire Graham Fraser.

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