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Des pelouses endommagées par un « buffet » de vers blancs à Sherbrooke

La présence de ces larves de scarabées laissent des traces sur les pelouses. Le gazon est jauni, et retourné.

La présence de ces larves de scarabées laissent des traces sur les pelouses.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est une véritable épidémie qui a pris d'assaut Sherbrooke : les vers blancs infestent les pelouses au point où les résidents concernés sont découragés et les horticulteurs, eux, ne savent plus où donner de la tête pour enrayer le problème.

Ces petits vers, ce sont en fait des larves qui se transforment pour la plupart en scarabées japonais. « Il y en a tellement. C’est un fléau, une épidémie. Ma pelouse est retournée et laide », déplore le Sherbrookois Gérard Valade.

Les vers blancs se nourrissent de la racine de l’herbe. Et en ce moment, ils sont un véritable « buffet » pour les animaux qui « revirent la pelouse à l’envers », explique Jean Grégoire, des Serres Saint-Élie.

« Tu vois qu’en dessous, si tu le soulèves ailleurs, ce sera plein de petites larves », dit-il.

Le tour de Sherbrooke

Cette année semble pire que les autres.

« On a arrêté de compter », lance l'expert, en parlant du nombre de citoyens qui sont venus le voir, à la recherche de solutions.

Or, il faut d'abord savoir que la présence de ces visiteurs blancs est cyclique.

Il y a deux ans, c’était Trois-Rivières. Montréal, il y a 5 ans. Et nous, selon l’expérience qu’on a d’ailleurs, ça va durer environ trois ans.

Une citation de : Jean Grégoire, Serres Saint-Élie

Durant l’hiver, ils s’enfoncent dans le sol avant de ressortir au printemps.

« Il sortent du sol entre le 5 juin et le début juillet. Après ça, il recommence à pondre et à faire des petits œufs. Ces petites larves-là mangent le gazon énormément », souligne-t-il.

Des dizaines de scarabées japonais, des insectes qui ont du brun et du vert sur le dos. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des scarabées japonais

Photo : Radio-Canada

Le meilleur moment pour les traiter est soit en mai, soit en août, dit-il.

En plus des pesticides traditionnels, il existe des méthodes plus écologiques pour les traiter, notamment des nématodes.

Résister à la tentation de tondre

Reste qu’il considère que ces larves ne sont pas un fléau, mais seulement une épidémie.

« Si tu te promènes sur le boulevard Portland, tu vas remarquer que les pelouses du côté sud sont plus infestées que le côté nord. Pourquoi? Parce que quand l’insecte vient pondre à l’automne, il cherche un endroit chaud », résume-t-il.

Une autre bonne façon de contrer le phénomène, selon lui, est alors de garder sa pelouse à trois pouces de haut durant les mois de juillet et août pour éviter les pontes.

Avec les informations de Marion Bérubé

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