•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

VIA Rail adapte ses politiques pour les passagers à mobilité réduite

Marie Murphy et Martin Anderson devant un train de Via Rail

Le couple de Toronto, Marie Murphy et Martin Anderson

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Via Rail a adopté de nouvelles mesures pour rendre ses trains plus accessibles aux personnes qui se déplacent en fauteuil roulant, se pliant ainsi à une décision de l'Office des transports du Canada (OTC).

La compagnie ferroviaire avait contesté en cour d'appel cette décision qui doit permettre le transport de plus d’un fauteuil roulant non démonté à la fois dans ses trains, mais sans succès.

Les trains disposent d’un emplacement précis pour attacher un fauteuil roulant ou un triporteur électrique, mais jusqu'à présent, il n'y avait de la place que pour un seul. Les autres véhicules pour personnes à mobilité réduite devaient être démontés et rangés dans l'espace assigné aux bagages, risquant de les endommager.

De la place pour deux

La nouvelle politique qui est déjà en place, mais doit encore être examinée par l’OTC, énonce que les trains ne disposeront toujours que d'un seul emplacement réservé, mais que deux fauteuils roulants pourront y être attachés si les passagers peuvent occuper des sièges.

Ces changements font en sorte que les personnes à mobilité réduite n’ont plus à démonter leur fauteuil et ne risquent plus de l’endommager dans le compartiment à bagages.

La nouvelle politique donne aussi le droit aux personnes qui se déplacent en fauteuil roulant de prendre la place d’un autre passager en fonction de la gravité de leur handicap.

Petite victoire

Un couple de Torontois dont la plainte à l’OTC a entraîné ce changement de politique a qualifié la décision de VIA Rail de « petite victoire », mais a noté quelques détails qui pourraient en limiter la portée.

Marie Murphy, 54 ans, et son mari, Martin Anderson, 47 ans, sont tous les deux atteints de paralysie cérébrale et se déplacent en triporteur électrique.

Ils affirmaient que les anciennes règles les empêchaient de voyager ensemble alors que VIA Rail ne permettait qu’à l’un d’entre eux d’utiliser l’espace réservé aux fauteuils roulants dans le train, obligeant l’autre à se mettre sur ses mains et ses genoux et à démonter son triporteur pour pouvoir le ranger dans le compartiment à bagages.

Ils disaient que leurs triporteurs étaient souvent recouverts de valises lorsqu’ils arrivaient à destination et qu’ils étaient parfois endommagés.

Des détails à peaufiner

Alors que la décision de la compagnie ferroviaire répond à sa demande spécifique, Marie Murphy se demande si elle permet toutefois de rendre les trains plus généralement accessibles.

« Cela permet à moi et Martin de voyager ensemble au même emplacement dit-elle, mais plus largement ça montre que les directives pour les voyages ferroviaires doivent être examinées et étendues pour répondre à la demande. »

Elle ajoute que si l’une des deux personnes peut occuper un siège et que l’autre non, celui qui peut doit alors ranger son fauteuil dans le compartiment à bagages comme avant.

Marie Murphy croit que cela va « monter les personnes handicapées les unes contre les autres » et que la compagnie n’adhère donc pas à l’esprit de la décision de l’OTC.

D’ailleurs, la semaine dernière alors qu’elle devait prendre le train pour se rendre à Windsor, l’emplacement était déjà réservé par une personne qui ne pouvait pas occuper un siège du train.

Elle a alors préféré annuler son déplacement plutôt que de risquer d’endommager son triporteur dans le compartiment à bagages.

D'autres améliorations à faire

La politique, telle qu’elle a été présentée à l’OTC, dit explicitement que les deux fauteuils qui utilisent l’emplacement réservé doivent appartenir à des personnes qui voyagent ensemble, mais une porte-parole de VIA Rail assure que ce sera appliqué plus largement. « Il ne sera pas nécessaire que les deux personnes se connaissent. Ça peut être deux étrangers », assure-t-elle.

L’OTC avait ordonné à la compagnie ferroviaire de permettre à deux fauteuils d’être attachés dans un emplacement ou de créer un emplacement supplémentaire dans ses trains.

Marie Murphy dit espérer qu’à long terme, VIA Rail tentera d’appliquer la deuxième solution pour rendre ses trains plus accessibles aux personnes à mobilité réduite, dont le nombre devrait augmenter dans les prochaines années alors que la population canadienne vieillit.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !