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La Corée du Nord dit avoir réussi son nouvel essai de missile

Le leader nord-coréen Kim Jong-un inspecte un missile Hwasong-12 d'une portée estimée à 4500 km, selon des analystes.

Le leader nord-coréen Kim Jong-un inspecte un missile Hwasong-12 d'une portée estimée à 4500 km, selon des analystes.

Photo : Reuters / Agence centrale nord-coréenne

Reuters

La Corée du Nord a testé avec succès un missile balistique de portée intermédiaire qui a confirmé la fiabilité du guidage de l'engin dans sa dernière phase, rapporte lundi l'agence de presse nord-coréenne KCNA.

Cette information laisserait entendre que le pays a enregistré de nouveaux progrès dans sa capacité à viser des cibles en territoire américain.

Le test s'est déroulé dimanche après-midi en présence du numéro un nord-coréen Kim Jong-un, qui a jugé que le missile Pukguksong-2 était opérationnel et ordonné qu'il soit déployé sur le terrain, ajoute KCNA.

La Corée du Nord défie périodiquement et de plus en plus fréquemment depuis le début de l'année les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies lui interdisant tout essai nucléaire ou tir de missile balistique.

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira mardi à huis clos pour étudier la situation à la demande des États-Unis, du Japon de la Corée du Sud.

 

Il s'agit du second test de missile effectué par le régime dynastique communiste depuis la prise de fonctions du nouveau président sud-coréen, Moon Jae-in, partisan d'un dialogue avec Pyongyang, il y a onze jours.

« Déclarant avec fierté que le pourcentage de réussite du missile est très élevé et que le Pukguksong-2 est une arme stratégique efficace, [Kim Jong-un] a ordonné le déploiement de ce système d'armement », écrit KCNA.

Selon l'armée sud-coréenne, le missile a parcouru environ 500 kilomètres, atteignant une altitude de 560 km, avant de s'abîmer au large de la côte orientale de la Corée du Nord.

Une menace pour l'Amérique?

Samedi, Pyongyang a annoncé avoir désormais la capacité de frapper le territoire américain, une affirmation jugée exagérée par les spécialistes occidentaux.

L'agence KCNA écrit que les derniers tests ont permis de mettre l'Alaska et Hawaï à portée de la Corée du Nord.

Le dernier essai en date a également permis de vérifier le fonctionnement du moteur à carburant solide du missile, qui a été tiré à partir d'un lanceur mobile, précise l'agence.

Les experts soulignent que l'utilisation de carburant solide et de lanceurs mobiles rend plus difficile le repérage des préparatifs en vue d'un lancement.

« Construire de gros missiles à carburant solide est difficile », souligne cependant David Wright, de l'Union of concerned scientists (UCS), sur son blog.

Il rappelle que de grandes puissances nucléaires comme la France ou la Chine ont mis des décennies à passer de missiles de portée intermédiaire à des missiles intercontinentaux.

Ce n'est donc pas imminent, mais avec le temps, la Corée du Nord en sera capable.

David Wright

Un responsable américain voyageant avec Donald Trump, actuellement en tournée à l'étranger, a déclaré que la Maison-Blanche avait noté que le missile avait une portée plus courte que les trois précédents missiles testés par Pyongyang.

Le secrétaire d'État Rex Tillerson a déclaré que des pressions économiques et diplomatiques continueraient à être exercées sur le régime communiste, allié de Pékin.

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