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La controverse entourant la nomination de Madeleine Meilleur inquiète la FCFA

L'ancienne ministre ontarienne Madeleine Meilleur

L'ancienne ministre ontarienne Madeleine Meilleur

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada demande au gouvernement fédéral et aux partis d'opposition d'« agir pour préserver l'intégrité du poste de commissaire aux langues officielles ».

Dans un communiqué de presse envoyé samedi, la FCFA se dit « vivement préoccupée » par la controverse entourant la nomination de l'ancienne ministre libérale ontarienne Madeleine Meilleur au poste de commissaire aux langues officielles.

« Le ou la commissaire aux langues officielles est un chien de garde et enquête sur des plaintes, mais il ou elle contribue aussi à la recherche de solutions proactives et à la promotion du bilinguisme et des droits linguistiques auprès des citoyens. L’intégrité du Commissariat et de tous ces processus d’enquêtes est un facteur clé dans la réussite de ses fonctions », affirme la présidente de l'organisme, Sylviane Lanthier.

L'organisme de défense des droits des francophones de l'extérieur du Québec appelle le gouvernement Trudeau à expliquer en détail le processus de nomination.

Toutes les actions du gouvernement, à partir de ce moment, devraient avoir pour but de préserver la crédibilité de ce poste de chien de garde.

Une citation de : Sylviane Lanthier, présidente, FCFA

La semaine dernière, l'ex-députée provinciale d'Ottawa-Vanier a admis avoir assisté, lors de la dernière campagne électorale, à une réception organisée par des avocats en l'honneur de M. Trudeau.

Madeleine Meilleur a néanmoins soutenu qu'elle ignorait s'il s'agissait ou non d'une soirée de financement.

L'ex-ministre ontarienne a aussi expliqué avoir rencontré Gerald Butts et Katie Telford, deux proches conseillers du premier ministre, avant sa nomination.

Kathleen Wynne et Madeleine MeilleurAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Madeleine Meilleur (à droite) en compagnie de la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Les membres des partis d'opposition ont manifesté leur désaccord relativement à cette nomination lors de la réunion du Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes.

Le député conservateur Bernard Généreux et le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, ont mené la charge.

M. Généreux a notamment souligné que l'ex-ministre provinciale avait fait des dons au Parti libéral du Canada (PLC) totalisant 5000 $, en plus de contribuer à la course à la direction de Justin Trudeau pour un montant de 500 $.

« [Ces contributions] viennent porter ombrage à votre candidature dans la mesure où on peut y voir une partisanerie », a déclaré M. Généreux à Mme Meilleur.

M. Mulcair a pour sa part affirmé que Madeleine Meilleur était « trop collée sur les libéraux et [que] Justin Trudeau a fait une erreur ».

La FCFA « favorable » à Madeleine Meilleur

Le lundi précédent, la présidente de la FCFA avait accueilli favorablement le choix de Madeleine Meilleur à titre de prochaine commissaire aux langues officielles.

Mme Lanthier avait alors dit que le choix de M. Trudeau était « une personne avec qui la FCFA peut établir dès le départ de bons liens de collaboration pour la pleine application et le plein respect de la Loi ».

Elle avait également salué l’engagement de Mme Meilleur en matière de francophonie et de dualité linguistique, mais avait aussi convenu que des questionnements existaient « en lien à la carrière politique de Mme Meilleur ».

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