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Ovation de plusieurs minutes à Cannes pour le film de Netflix Okja

L'équipe du film «Okja» lors de la montée des marches au Festival de Cannes, le 19 mai 2017.

L'équipe du film «Okja» lors de la montée des marches au Festival de Cannes.

Photo : Getty Images / Neilson Barnard

Radio-Canada

En plus d'être au cœur d'une polémique, la présentation aux médias du film Okja avait été particulièrement compliquée, vendredi matin, à Cannes, à cause de problèmes techniques. Le long métrage du Sud-Coréen Bong Joon-ho a connu un accueil bien plus réjouissant lors de sa projection officielle au Festival, quelques heures plus tard.

Le message écologiste et la défense des droits des animaux l’ont finalement emporté. À l’issue de la projection, les spectateurs ont applaudi durant quatre minutes l’équipe du film présente dans la salle, à commencer par le réalisateur, l’actrice britannique Tilda Swinton et la jeune Sud-Coréenne Ahn Seo-hyun. Cette dernière incarne Mija, adolescente prête à tout pour sauver Okja, énorme animal convoité par une multinationale.

 

La soirée cannoise a dû constituer un certain soulagement pour Bong Joon-ho, après les remous du matin, au moment de la projection de presse, qui a été interrompue une quinzaine de minutes. Un rideau masquant une partie de l’écran empêchait de voir correctement le film.

Okja est l’un des films les plus attendus de ce 70e Festival de Cannes. Produit par Netflix, il ne devrait pas sortir au cinéma, hormis quelques salles dans certains pays. Cette situation, qui touche un autre film de la plateforme sélectionné cette année (The Meyerowitz Stories), a causé de forts remous (Nouvelle fenêtre) dans le milieu du septième art.

Quelques sifflets se sont d’ailleurs fait entendre lorsque le logo de Netflix est apparu à l’écran à l'occasion de la projection réservée aux journalistes. Il n’a en revanche occasionné que des applaudissements le soir venu.

Le film produit par Netflix « Okja », du Sud-Coréen Bong Joon-hoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le film produit par Netflix « Okja », du Sud-Coréen Bong Joon-ho

Photo : Netflix/Kimberly French

Néanmoins, la polémique a déjà poussé les organisateurs du Festival à changer les règles à partir de l’année prochaine (Nouvelle fenêtre). Seuls les films diffusés en salle pourront faire partie de la sélection officielle et décrocher la Palme d'or.

Reste à savoir si Okja figurera au palmarès. L’étiquette Netflix pourrait lui coûter cher, à en croire le président du jury, Pedro Almodovar. « Ce serait un énorme paradoxe que la Palme d'or ou un autre prix soit décerné à un film qui ne puisse pas être vu en salle », avait-il déclaré plus tôt cette semaine.

Depuis, le cinéaste espagnol a mis de l’eau dans son vin, promettant qu’aucune distinction ne serait faite entre les films Netflix et les 17 autres qui sont en compétition.

Avec les informations de AFP, et The Hollywood Reporter

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