•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La femme qui fuit

« La femme qui fuit », d'Anaïs Barbeau-Lavalette

« La femme qui fuit », d'Anaïs Barbeau-Lavalette

Photo : Radio-Canada / Marchand de feuilles

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quel livre d'ici aimeriez-vous offrir à ceux qui nous dirigent?
Découvrez Les incontournables 2017.

Le choix du public
Titre : La femme qui fuit
Auteure : Anaïs Barbeau-Lavalette
Éditeur : Marchand de feuilles, 2015

POURQUOI RECOMMANDEZ-VOUS CE LIVRE À CEUX QUI NOUS DIRIGENT?

Pour comprendre l'importance de l'art et de la culture au sein d'une société. Pour soutenir les artistes, autant les femmes que les hommes. Pour assurer à chaque citoyen une chance de se réaliser pleinement dans sa vie personnelle et professionnelle. Pour valoriser la famille et l'épanouissement de tous ses membres. Pour une leçon de respect, de ténacité, de pardon et d'ouverture d'esprit.
Jeannine Morissette, Saint-Lambert (Québec)

Il s'agit d'un livre merveilleusement bien écrit qui relate une partie importante de notre histoire québécoise, notamment en traitant de l'évolution des pensées qui a mené à la publication de Refus global et de son impact sur la vie des signataires.
Valérie Boudreau, Verdun (Québec)

L'histoire touchante (mes larmes coulaient dans le métro en lisant les dernières lignes), d'une femme à la fois prisonnière de son époque et témoin des grands bouleversements de la société. J'en ai appris plus sur l'histoire sociale et culturelle du Québec.
Carole Deschamps, Laval (Québec)

C'est un livre magnifiquement écrit. L'histoire touchante de la petite-fille à la recherche de sa grand-mère est bouleversante par le propos et par les faits racontés. En arrière-plan, la lutte des créateurs de Refus global nous fait revivre une partie de l'histoire du Québec de l'intérieur, ce qui est passionnant. Ce n'est pas un livre qu'on referme et qu'on oublie, il nous hante pendant des jours et des jours.
Lise Dessureault, Gatineau (Québec)

RÉSUMÉ

Anaïs Barbeau-Lavalette n'a pas connu la mère de sa mère. De sa vie, elle ne savait que très peu de choses. Cette femme s'appelait Suzanne. En 1948, elle est aux côtés des Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent Refus global. Avec Marcel Barbeau, elle fonde une famille. Mais très tôt, elle abandonne ses deux enfants. Pour toujours.

Afin de remonter le cours de la vie de cette femme à la fois révoltée et révoltante, l'auteur a engagé une détective privée.
Les petites et grandes découvertes n'allaient pas tarder.

Enfance les pieds dans la boue, batailles contre les petits anglophones, attirance envers un directeur de conscience, fugue vers Montréal, frénésie artistique des Automatistes, romances folles en Europe, combats au sein des mouvements noirs de l'Amérique en colère; elle fut arracheuse de pissenlits en Ontario, postière en Gaspésie, peintre, poète, amoureuse, amante, dévorante… et fantôme.

La femme qui fuit est l'aventure d'une femme explosive, une femme volcan, une femme funambule, restée en marge de l'histoire, qui traversa librement le siècle et ses tempêtes.

Pour l'auteure, c'est aussi une adresse, directe et sans fard, à celle qui blessa sa mère à jamais.

« Comment as-tu pu te passer [de ma mère]? Comment as-tu fait pour ne pas mourir à l'idée de rater ses comptines, ses menteries de petite fille, ses dents qui branlent, ses fautes d'orthographe, ses lacets attachés toute seule, puis ses vertiges amoureux, ses ongles vernis, puis rongés, ses premiers rhum and coke? Où t'es-tu cachée pour ne pas y penser? Là, il y a elle, il y a toi, et entre vous deux : moi. Tu ne peux plus lui faire mal parce que je suis là. »

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !