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J’ai serré la main du diable

« J’ai serré la main du diable », de Roméo Dallaire
« J’ai serré la main du diable », de Roméo Dallaire Photo: Radio-Canada / Livre Expression
Radio-Canada

Quel livre d'ici aimeriez-vous offrir à ceux qui nous dirigent?
Découvrez Les incontournables 2017.

Le choix du public
Titre : J’ai serré la main du diable
Auteur : Roméo Dallaire
Éditeur : Libre Expression, 2003

POURQUOI RECOMMANDEZ-VOUS CE LIVRE À CEUX QUI NOUS DIRIGENT?

Le récit de ce général qui a vu se passer, sous ses yeux, impuissant et les mains liées par l'indifférence des dirigeants occidentaux, l'un des pires drames humains de l'histoire récente permet de comprendre les conséquences du manque de courage politique.
Philippe Bégin, Montréal (Québec)

Pour apprendre de nos erreurs. Avec le contexte mondial actuel, il est important de ne pas répéter les erreurs du passé lors de nos interventions à l'international.
Anne-Renée Bergeron, Gatineau (Québec)

RÉSUMÉ

Le lieutenant-général Roméo Dallaire est rentré du Rwanda, en septembre 1994, après y avoir assumé le commandement de la Force de maintien de la paix des Nations unies. Son retour au pays marqua le début d’un nouveau cauchemar. S’il avait laissé derrière lui le génocide rwandais – ses 800 000 morts et ses millions de victimes –, son souvenir, de même que la douleur d’avoir perdu en cours de mission 14 militaires sous ses ordres, allait commencer à le torturer. Il lui faudra sept ans avant de pouvoir commencer à écrire sur ce sujet. À travers le récit de ce témoignage douloureux s’esquissent l’aveu d’un échec ainsi qu’une critique des forces internationales. J’ai serré la main du diable est un cri du cœur contre l’indifférence.

Voilà bien neuf ans que j’ai quitté l’Afrique, mais, alors que j’écris ces lignes, je réalise que les bruits, les odeurs et les couleurs me reviennent à l’esprit avec une précision numérique. Comme si quelqu’un m’avait ouvert la cervelle et greffé sur le cortex une image ensanglantée de cette horreur qui a pour nom le Rwanda. Même si je le voulais, il me serait impossible d’oublier. Toutes ces dernières années, comme un pèlerin à la recherche du pardon, j’ai souhaité retourner au Rwanda pour me fondre dans les collines bleu-vert de ce pays en compagnie de mes fantômes. Mais je sais que le temps est venu d’entreprendre un pèlerinage plus mystérieux : voyager intérieurement à travers tous ces souvenirs terribles et sauver mon âme.

 

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