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L’École nationale des pêches réclame un financement récurrent

Trois bateaux de pêche au lever du jour

Des bateaux de pêche au homard

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Maintenant qu'elle a de nouveau le vent dans les voiles, l'École nationale des pêches et de l'Aquaculture (ÉPAQ) souhaite que Québec lui assure une stabilité financière.

Un texte de Joane Bérubé

Après avoir frôlé la fermeture en 2014, l’ ÉPAQ regarde maintenant vers l’avenir. L’école, qui relève du Cégep de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, a récemment déposé son plan de développement 2017-2020 au ministère de l’Enseignement supérieur. L’objectif pour la direction est que Québec lui accorde un financement stable et récurrent.

L’école est la seule du réseau à devoir demander chaque année le renouvellement de son enveloppe budgétaire.

On ne veut pas être obligé chaque année de débattre [...] la pertinence de l’École.

Isabelle Jalbert, directrice de l’École nationale des pêches et de l’aquaculture

Au cours des dernières années, l’école a pris les grands moyens pour se renouveler. L’institution a investi, à même son budget de fonctionnement, dans de nouvelles formations, dans les développements de nouvelles expertises et dans l’achat d’équipements pour mieux s’arrimer avec l’industrie. Cela a rapporté les résultats escomptés.

Il y avait 70 étudiants en 2014; l’école compte maintenant près de 130 inscriptions. La directrice, Isabelle Jalbert, explique ces résultats notamment grâce à la formation à distance. « C’est une solution gagnante qui nous a permis notamment de relancer le programme d’aquaculture », souligne Mme Jalbert.

Deux pêcheurs au quai de RimouskiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les pêcheurs préparent leurs bateaux en vue de la pêche au crabe qui s'ouvre demain dans la zone 17.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

L’École s’est aussi rapprochée des entreprises de pêche ce qui lui a permis d’étendre son programme de formation sur mesure pour s’adapter aux contraintes de production. « Cela nous a aussi permis de mieux connaître les besoins des entreprises pour mieux moduler nos programmes de formation », ajoute Mme Jalbert.

L’école a aussi mis en place un comité consultatif auquel participent des membres de l’industrie. Une nouvelle ressource a aussi été embauchée dans le cadre du projet « Bureau-école-industrie » qui effectue depuis trois ans la tournée des lieux de travail, de la capture à la transformation en passant par la mariculture et l’aquaculture. « On n’a pas ces ressources dans tous les collèges », souligne Mme Jalbert.

C’est pourquoi l’école a maintenant besoin du soutien gouvernemental pour poursuivre sur cette lancée.

Québec ne finance pas la formation sur mesure ni l’adaptation de la formation à distance, relève notamment la directrice de l’ÉPAQ. Mme Jalbert souhaite que Québec reconnaisse ces efforts. « Il faut reconnaître que nous avons des besoins d’acquisition et de maintien des équipements pour la formation à distance, précise la directrice l’ÉPAQ, il faut assurer la pérennité de l’institution. »

L’ ÉPAQ, qui est située à Grande-Rivière, offre des formations spécialisées de niveaux secondaire et collégial ainsi que plus de 165 formations sur mesure. Sa clientèle est à la fois composée de jeunes adultes, de travailleurs et de membres de communautés autochtones. L’institution compte une cinquantaine d’employés.

Le budget annuel de l’école est d’environ 2 millions de dollars.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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