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  • Stephen Harper élu à la tête des conservateurs… en 2004

    Reportage au Téléjournal du 20 mars 2004

    La course à la direction du Parti conservateur du Canada se termine cette fin de semaine à Toronto, où les membres du parti sont réunis en congrès. Il y a plus de 10 ans que les conservateurs n'ont pas eu à élire un chef. Retour en 2004, où trois candidats étaient dans la course : Tony Clement, Belinda Stronach et Stephen Harper.

    En 2004, la course à la direction du PCC avait un caractère particulier. Le Parti conservateur du Canada était un nouveau parti, issu de la fusion du Parti progressif-conservateur et de l’Alliance canadienne. Peter MacKay, chef du PC, ne s’était pas présenté pour la course. Le chef allianciste Stephen Harper avait plutôt dû affronter Belinda Stronach, ex-PDG de Magna International, et Tony Clement, ancien ministre au sein du cabinet de Mike Harris, en Ontario.

    Au Téléjournal du 20 mars 2004, la présentatrice Céline Galipeau parle d’une victoire nette et facile pour Stephen Harper, avec 55 % des voix. Seul bémol : les militants québécois lui ont préféré la candidate Belinda Stronach.

    Dans son reportage, la journaliste Martine Biron souligne les efforts du nouveau chef pour unir la droite canadienne : « Les alliancistes ne prennent pas le contrôle des conservateurs, ce sont plutôt les conservateurs qui prendront le contrôle du pays ».

    Cette déclaration de Stephen Harper devient réalité le 23 janvier 2006, quand il est élu premier ministre du Canada à la tête d’un gouvernement minoritaire.

    2006 : le retour des conservateurs

    • La campagne électorale de l’hiver 2006 a duré 56 jours. Au moment du déclenchement des élections, le 29 novembre 2005, Paul Martin dirigeait un gouvernement libéral minoritaire avec 133 représentants de son parti. Le Parlement comptait en outre 98 députés conservateurs, 53 bloquistes et 18 néo-démocrates, auxquels s’ajoutaient 4 élus indépendants et 2 sièges vacants.
    • Le 23 janvier 2006, les Canadiens élisent un gouvernement conservateur minoritaire, après 12 années ininterrompues de règne libéral. Le parti de Stephen Harper remporte 124 des 308 sièges, alors que la majorité absolue est de 155 sièges. Les libéraux de Paul Martin font élire quant à eux 103 députés, et évitent la débâcle appréhendée à la suite du scandale des commandites.
    • Pour sa part, avec 51 députés élus, le Bloc québécois perd 3 circonscriptions par rapport aux élections de 2004. Contre toute attente, les conservateurs gagnent 10 sièges au Québec. Enfin, le NPD fait élire 29 députés, 11 de plus qu’au dernier Parlement. Il remporte 4 nouveaux sièges en Colombie-Britannique.
    • Si, avant le jour du scrutin, les sondages avaient bien prévu l’élection du Parti conservateur, que celui-ci ne parvienne pas à remporter une majorité de sièges fut une surprise pour la plupart des analystes.
    • Au cours de la campagne, les conservateurs ont dévoilé une à une les politiques de leur programme. Le parti a maintenu la ligne dure en empêchant ses candidats les plus radicaux d’aborder des questions sociales délicates avec les médias nationaux.
    • Les conservateurs promettaient une baisse de la TPS, le remplacement du programme national des garderies par une aide directe de 1200 $ par enfant par année, et un durcissement judiciaire. Il souhaitait aussi mettre un frein au déséquilibre fiscal et « faire le ménage » à Ottawa en adoptant une loi sur l’imputabilité politique.
    • Le lendemain des élections, RDI présente une série de reportages sur les résultats. Alexandra Szacka résume la complexe arithmétique électorale et signale la résistance ontarienne : la province élit 55 députés libéraux contre 39 conservateurs. De son côté, Bertrand Hall décrit les réactions des perdants. Le journaliste rappelle entre autres l’une des surprises de la soirée : l’annonce par Paul Martin qu’il quittera la direction du Parti libéral.
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