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Le tireur de La Loche exprime parfois des remords, selon un témoin

L'École communautaire de La Loche, en Saskatchewan, a été l'objet d'une fusillade mortelle le 22 janvier 2016.
L'École communautaire de La Loche, en Saskatchewan, a été l'objet d'une fusillade mortelle le 22 janvier 2016. Photo: Radio-Canada

Un travailleur social a affirmé en cour que l'auteur de la fusillade qui a fait quatre morts et sept blessés à La Loche en janvier 2016 exprime parfois de la tristesse et des remords concernant les meurtres des frères Dayne et Drayden Fontaine.

Le quatrième jour des audiences sur la détermination de la peine du tireur de La Loche, à Meadow Lake, a permis d'en savoir plus sur son comportement depuis qu'il est incarcéré.

Le travailleur social responsable du dossier du tireur au centre où il est détenu a été appelé à la barre des témoins. Chris Hales souligne qu'à son arrivée au centre, le tireur était renfermé, s'exprimant avec peu de mots.

Il affirme que, maintenant, il est un peu plus loquace, qu'il sort de sa coquille et qu'il hésite moins à demander de l'aide auprès du personnel.

Il souligne que le tireur devient parfois émotif par rapport aux meurtres des frères Dayne et Drayden Fontaine.

Toutefois, selon la Couronne, d'autres éléments devront être considérés pour déterminer si le tireur recevra une peine pour mineur ou pour adulte.

Le tireur parle ouvertement de ses crimes, dit un rapport

Le rapport de précondamnation du jeune homme note cependant que l'auteur de la fusillade parle ouvertement de ses crimes sans paraître troublé.

L'auteure du rapport, Tanis Fidler, a témoigné lors des audiences sur la détermination de la peine du jeune homme.

Elle a rencontré le jeune qui a maintenant 19 ans, à deux reprises, en novembre 2016 et en mars 2017. Elle a également fait des entrevues avec des enseignants et des membres du personnel du centre jeunesse où il est détenu.

Son rapport établit la catégorie de risque du tireur à 3, soit celle d'un risque de récidive estimé à 36 %. Le tireur y est décrit comme une personne calme et introvertie. Il est par ailleurs décrit comme étant une « boîte à mystère » pour ses éducateurs.

Selon Mme Fidler, il parlait des détails de la fusillade ouvertement, sans paraître troublé. Elle précise toutefois qu'il ne s'est pas vanté de ses actes, qu'il ne faisait que décrire ce qui s'est passé.

Son rapport indique qu'il a demandé à un membre du personnel du centre s'il aurait un cadeau au premier anniversaire de la fusillade.

Tanis Fidler a demandé au tireur pourquoi il ne s'était pas suicidé le 22 janvier 2016. « Il m'a dit qu'il ne voulait pas rendre sa mère triste », a-t-elle dit.

Elle ajoute que, lorsque le tireur entend parler d'une fusillade ou d'un acte terroriste, « il en parle souvent avec un sourire en coin ».

La communauté toujours sous le choc

Le maire de La Loche affirme que la communauté est sous le choc après les différents témoignages entendus. L'audience doit déterminer si l'auteur de la fusillade sera condamné à une peine pour mineurs ou pour adultes.

L'audience se déroule au palais de justice de Meadow Lake, mais est retransmise en direct à La Loche.

Le maire Robert St-Pierre, croit que la communauté a besoin de davantage de soutien, particulièrement cette semaine.

Il ajoute avoir demandé à la province du soutien supplémentaire en santé mentale et que ces travailleurs sont maintenant sur place.

Le tireur ne peut pas être identifié parce qu'il était mineur au moment de ses crimes.

L'audience de détermination de la peine est suspendue jusqu'au 13 juin. Ce sera à ce moment au tour de la défense de présenter ses arguments.

Avec les informations d'Anouk Lebel et CBC

Saskatchewan

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