•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les trains à grande vitesse au Canada : un parcours semé d'embûches

TGV en Chine

Les trains à grande vitesse en Chine.

Photo : Yvan Côté

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir de ligne de train à grande vitesse. Pourtant, des études de faisabilité sont menées depuis les années 1970.

Un texte de Marine Lefevre

C’est en 1964 au Japon que le premier train à grande vitesse fait son apparition. La ligne relie Tokyo à Osaka, soit un parcours de près de 500 km.

Il faut ensuite attendre 1981 pour qu’un second TGV voit le jour, en France cette fois. Par la suite, les lignes de train à grande vitesse se sont multipliées dans plusieurs pays asiatiques et européens.

Bien que souvent étudiée et évaluée, cette option de transport est depuis longtemps considérée comme trop coûteuse et non rentable au Canada.

Les projets ne manquent pourtant pas. Le corridor Québec-Windsor, perçu par tous les analystes comme le seul trajet à offrir un quelconque potentiel de croissance économique au pays, a été évalué plus d’une vingtaine de fois.

Selon Harry Gow, ancien-président et fondateur de Transport Action Canada, les coûts, la concurrence que ce type de train pourrait présenter pour l’avion et le transport routier sont autant de freins pour l’avancement des projets.

Les projets canadiens

En dehors du corridor Québec-Windsor, d'autres lignes attendent de voir le jour au pays.

En Alberta, une ligne reliant Edmonton et Calgary, un trajet de 270 km, est envisagée depuis plusieurs années. En 2014, un rapport de faisabilité établit toutefois que la ligne ne serait pas rentable, faute de passagers potentiels.

Des lignes transfrontalières sont aussi à l'étude, notamment dans l’ouest du pays où une ligne reliant Vancouver à Seattle est envisagée depuis 2015.

Le projet est notamment soutenu par des groupes de pression aux États-Unis. En février dernier, le gouverneur de l'État américain de Washington, Jay Inslee, a d'ailleurs annoncé une enveloppe d'un million de dollars dans le budget 2017-2019 pour financer une étude de faisabilité pour une liaison ferroviaire à grande vitesse Vancouver-Seattle-Portland.

Année 1970 : premières réflexions - 1995 : Projet d’une liaison ferroviaire à grande vitesse, projet Ontario-Québec-Canada de 18 G$, tronçon Toronto-Windsor déclaré non viable. 2004 : projet Via Fast de Bombardier, train à moyenne vitesse dans le corridor Québec-Toronto, abandonné. 2015 : étude pour une nouvelle ligne Toronto-Windsor.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Corridor Québec-Windsor - Évolution du projet de transport ferroviaire

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon / Icônes : Freepik de www.flaticon.com

Les États-Unis, précurseurs en Amérique du Nord

Avec une vitesse de pointe de 200 km/h, la navette ferroviaire Acela relie New Yok à Washington en un temps record. Elle dessert aussi Baltimore et Philadelphie. La seule ligne de train à grande vitesse aux États-Unis est parvenue à convaincre le public de délaisser l'avion pour utiliser le train.

Par ailleurs, un projet californien qui connectera San Francisco à Los Angeles et qui prévoit notamment de partager certaines infrastructures avec les trains de banlieue à la sortie des villes a reçu des financements de l'administration Trump pour aller de l'avant.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !