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L’orangeraie

« L’orangeraie », de Larry Tremblay

« L’orangeraie », de Larry Tremblay

Photo : Radio-Canada / Alto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quel livre d'ici aimeriez-vous offrir à ceux qui nous dirigent?
Découvrez Les incontournables 2017.

Le choix du public
Titre : L’orangeraie
Auteur : Larry Tremblay
Éditeur : Alto, 2013

POURQUOI RECOMMANDEZ-VOUS CE LIVRE À CEUX QUI NOUS DIRIGENT?

J’ai un grand respect pour les gens de ces pays tourmentés par la violence. Personne ne devrait vivre ça. J'applaudis tous les pays qui accueillent des réfugiés, mais je m'interroge parfois sur les ressources auxquelles ils ont accès, ici, pour panser des blessures invisibles. La vérité est si facile à perdre de vue. Et quand on comprend mieux, peut-être qu'on est plus près de la solution.
Véronique Lavoie, Halifax (Nouvelle-Écosse)

Alors que plusieurs débats politiques, au Québec et autour du monde, sous prétexte de préserver l'identité nationale, marginalisent les populations immigrantes, alors que l'Occident cède à la peur de l'autre, Larry Tremblay humanise cet autre en le dotant d'une histoire. Par la fiction, il donne un visage aux véritables victimes de la guerre et du terrorisme. Le théâtre lui-même apparaît comme un lieu de rassemblement aux possibilités cathartiques capable de tisser des liens entre soi et l'autre.
Alexandra Filion, Montréal (Québec)

Ce livre est tout simplement nécessaire, afin que nos élus ouvrent les yeux sur ce qu'implique réellement la guerre. De nombreux livres ont été écrits à ce sujet, mais Larry Tremblay le fait avec une justesse incroyable, une émotivité hors du commun. Des images qui percutent nos pensées et qui y restent longtemps après la lecture de l'œuvre.
Mélissa Gasse, Blainville (Québec)

Pour que nos dirigeants soient davantage sensibilisés aux horreurs de la guerre, qu'on cesse de sacrifier des enfants et des humains innocents. Vouloir travailler tous ensemble pour la paix dans le monde, est-ce utopique?
Marthe Garon, La Baie (Québec)

RÉSUMÉ

Quand Amed pleure, Aziz pleure aussi.
Quand Aziz rit, Amed rit aussi.
Ces frères jumeaux auraient pu vivre paisiblement à l’ombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre s’empare de leur enfance et sépare leurs destins. Des hommes viennent réclamer vengeance pour le sang versé.
Amed, à moins que ce ne soit Aziz, devra consentir au plus grand des sacrifices. Et tous payeront le tribut des martyrs, les morts comme ceux qui restent.
Laissant au lecteur le soin de départager les âmes pures des fourbes, les fanatiques des héros, ce texte – désormais un incontournable de nos lettres – à la fois actuel et hors du temps possède la force brute des grandes tragédies et le lyrisme des légendes du désert.

Nos ennemis veulent s'emparer de notre terre. Ils veulent notre terre pour construire leurs maisons et engrosser leurs femmes. Quand ils auront envahi nos villages, ils pourront avancer sur la grande ville. Ils tueront nos femmes. Ils feront de nos enfants des esclaves. Et ce sera la fin de notre pays. Notre terre sera souillée par leurs pas, par leurs crachats. Crois-tu que Dieu va permettre ce sacrilège? Le crois-tu, Zohal?

 

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