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Des résidents questionnent huit maires sur le projet de cimenterie à L'Orignal

Près de 400 personnes assistent à la seconde réunion publique concernant le projet de cimenterie à L'Orignal.

Les citoyens ont pu s’adresser aux huit maires de la région.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Environ 400 personnes ont participé à une réunion publique sur le projet de cimenterie de Colacem, jeudi soir, à L'Orignal.

Un texte de Denis Babin

C'était la deuxième fois en sept mois que les citoyens pouvaient s'exprimer sur une modification demandée par la compagnie au Plan officiel des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR).

Cette modification est considérée essentielle, car le terrain où la compagnie veut ériger son usine nécessite une catégorie d'usage « industriel lourd ».

Chargé de projet à Colacem Canada, Marc Bataille a défendu le projet de son entreprise.

« De l’extraction de la matière première au produit fini, Colacem respecte les normes les plus élevées de l’industrie et des juridictions où elle opère, en ce qui touche la santé et la sécurité des employés, ainsi que la population environnante, la protection de l’environnement et des réglementations gouvernementales applicables et, finalement, la participation à la vie économique et sociale de la région », a-t-il avancé.

La cimenterie doit occuper une superficie d’une quarantaine d’hectares, ce qui équivaut à environ 25 fois le Centre Bell, à Montréal.

Si les Comtés unis de Prescott et Russell ont organisé cette seconde rencontre, c’est qu’ils y ont été contraints.

La première réunion tenue en octobre dernier n’était pas considérée comme valide par Action Champlain, un regroupement de citoyens qui s’opposent vivement au projet de cimenterie, évalué à 225 millions de dollars.

Cinq des huit maires qui siègent au conseil des CUPR n’y avaient pas assisté. Selon le regroupement, cette absence de quorum constituait un vice procédural.

Cette fois-ci, les citoyens ont pu s’adresser aux huit maires de la région.

L'avocat d’Action Champlain, Me Ronald Caza, a souligné qu'il ne pensait pas que Prescott et Russell pouvait bénéficier de l'installation d'une cimenterie dans la région.

« Moi, je vous dis, la réalité, c’est quand il y a une cimenterie dans une région, les gens ne veulent pas vivre là. Les gens ne veulent pas installer leur commerce là. Les gens ne veulent pas venir avec d’autres entreprises », a-t-il affirmé.

Le département d’urbanisme des CUPR formulera des recommandations dans un rapport qui sera présenté aux maires de la région le 14 juin.

Par ailleurs, Colacem conteste présentement le refus du Canton de Champlain de lui accorder un changement de zonage devant la Commission des affaires municipales de l’Ontario (CAMO).

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