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L'empereur du Japon Akihito pourra abdiquer

Un vieil homme asiatique aux cheveux gris et en complet, regarde la caméra.
L'empereur japonais Akihito le 23 mars 2015. Photo: Reuters / Issei Kato

Le gouvernement japonais a entériné jeudi soir un projet de loi qui permet à l'empereur de renoncer à ses fonctions, une procédure exceptionnelle qui ne s'appliquera qu'à l'empereur actuel, Akihito.

La commission parlementaire analysera ensuite rapidement le texte de loi. Le conseil des ministres souhaite que le vote du Parlement soit sans appel et espère qu'il sera approuvé avant que la session parlementaire se termine le mois prochain.

Si le projet de loi est accepté par la Diète (le Parlement japonais), l'empereur pourrait abdiquer dès la fin de 2018 et laisser le trône du Chrysanthème à son fils aîné Naruhito, âgé de 57 ans, début 2019.

La procédure spéciale ne fait aucune allusion à l'idée controversée d'autoriser une femme à hériter du trône, ou à rester au sein de la famille impériale après un mariage.

La mesure primordiale demeure toutefois, selon le projet de loi, la législation de la Maison impériale qui légifère sur les droits et les devoirs de l'empereur et ceux de sa famille.

Le souverain Akihito avait laissé entendre en août dernier qu'il souhaitait renoncer à ses fonctions. Il s'était inquiété que son âge, 83 ans cette année, pourrait l'empêcher de remplir pleinement ses fonctions, soit d'être le « symbole du peuple et de l'unité de la nation ». Akihito a également été opéré au coeur et a suivi un traitement pour combattre un cancer de la prostate.

Un empereur ne peut tenir des propos qui mènent à une action politique, selon la Constitution japonaise.

Akihito est arrivé au pouvoir en 1989 à la mort de son père, Hirohito, qui était empereur pendant la Seconde Guerre mondiale.

L'abdication d'empereurs au Japon était par ailleurs déjà survenue par le passé, mais la dernière renonciation remonte à plus de 200 ans. Aucune procédure n'est prévue dans le système en place aujourd'hui pour ce faire.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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