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La Grèce adopte des mesures d'austérité dans un climat de tension

Des dizaines de policiers tentent de disperser des manifestants à Athènes, en Grèce.

La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des jeunes qui lançaient des cocktails Molotov à Athènes, en Grèce.

Photo : Reuters / Costas Baltas

Radio-Canada

Les députés grecs ont adopté jeudi, en soirée, de nouvelles mesures d'austérité, comme demandé par leurs créanciers, l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI). La Grèce pourra ainsi obtenir de l'aide financière et tenter d'alléger sa dette.

Les mesures d'austérité se concrétiseront par de nouvelles coupes dans les retraites et des hausses d'impôts. Le Parlement grec a adopté ces articles de loi par une faible majorité, soit par le vote de tous les membres de la coalition gouvernementale dirigée par Alexis Tsipras. Les mesures ont été approuvées par 153 votes contre 128.

Les députés ont toutefois voté en majorité pour deux articles de loi voulant supprimer des avantages fiscaux des parlementaires et réduire de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour le matériel agricole de 24 à 13 %.

Des mesures de compensation sont par ailleurs prévues pour les moins nantis.

Les nouvelles mesures d'austérité, qui permettent à la Grèce de recevoir un versement de 7 milliards d'euros (10,6 milliards de dollars canadiens) de prêts internationaux, seront mises en place entre 2019 et 2021.

La Grèce compte économiser 4,9 milliards d'euros (environ 7,4 milliards de dollars canadiens) avec l'adoption de cette nouvelle loi.

Le premier ministre grec Alexis Tsipras a concédé que les nouvelles mesures d’austérité sont « difficiles », mais a dit espérer qu’elles mèneront « à la stabilité du pays et la reprise ».

« Après sept ans de crise, nous espérons finalement avoir un accord global [avec les créanciers] qui comprendra des mesures d'allègement de la dette », a déclaré Alexis Tsipras devant les députés.

Le chef du parti d’opposition de la droite (Nouvelle-Démocratie), Kyriakos Mitsotakis, a quant à lui accusé le premier ministre « de mentir » et « de tromper » les Grecs et l’a appelé « à démissionner ».

Le premier ministre grec Alexis Tsipras, assis sur une chaise en bois, ayant l'air perdu dans ses pensées.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre grec Alexis Tsipras

Photo : Reuters / Alkis Konstantinidis

Violente manifestation contre les mesures d'austérité

La police grecque a utilisé des gaz lacrymogènes contre des manifestants rassemblés jeudi aux abords du parlement dans le centre d'Athènes, alors que les députés débattaient du projet loi qui entraînerait de nouvelles coupes dans les dépenses publiques.

Dix mille personnes étaient massées devant le parlement, répondant ainsi à l'appel des syndicats.

Un petit groupe d'individus cagoulés s'est toutefois détaché du rassemblement et a lancé des cocktails Molotov en direction des policiers qui gardaient le bâtiment de la Vouli. La police a riposté par des tirs de gaz lacrymogènes afin de disperser la foule.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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