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Les partis de la droite albertaine veulent former le Parti conservateur uni

Le chef du Wildrose, Brian Jean, avec le chef du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta, Jason Kenney

Le chef du Wildrose, Brian Jean, avec le chef du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta, Jason Kenney

Photo : Chris Bolin/Wildrose Party

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les deux partis de droite de l'Alberta, le Wildrose et le Parti progressiste-conservateur, ont conclu un accord de fusion, afin de former le Parti conservateur uni.

Les deux chefs de parti, Brian Jean, du parti d'opposition officielle Wildrose, et Jason Kenney, du Parti progressiste-conservateur, ont annoncé cette nouvelle lors d'une conférence de presse à Edmonton.

Ils vont soumettre une proposition à leurs membres le 22 juillet, car l’accord doit être approuvé par la majorité des membres des deux partis.

S’unir pour défaire le NPD

« C’est un jour historique pour l’Alberta », a déclaré Jason Kenney. Il a ajouté que cette entente de principe pour un parti uni visait avant tout à défaire la première ministre néo-démocrate, Rachel Notley, aux futures élections provinciales, en 2019. « Il reste beaucoup de travail pour que le nouveau parti soit prêt », a-t-il reconnu.

Quant à la possibilité de perdre des militants, Jason Kenney rappelle que, lors de son élection à la chefferie, le 18 mars une douzaine sont, selon lui, en effet partis, mais que depuis sa fondation le Parti progressiste-conservateur avait de plus en plus de membres.

Brian Jean a pour sa part rappelé que cette fusion était « bien au-dessus des considérations personnelles de chacun ». Il s’agit, selon lui, de faire barrage au NPD pour « le bien-être des Albertains ».

Jason Kenney et Brian JeanAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jason Kenney

Photo : La Presse canadienne / JASON FRANSON

Des principes fondateurs identiques

Ni l’argent du Parti progressiste-conservateur ni celui du Wildrose ne serviront à financer ce nouveau parti.

L’accord de neuf pages contient un certain nombre de principes fondateurs des deux partis, comme le soutien à la libre entreprise, la « compassion pour les moins fortunés avec des politiques sociales » et la priorité accordée à un budget équilibré dans la province.

Les membres doivent approuver

Le Wildrose a déjà annoncé qu'il faudrait que 75 % de ses membres soient d'accord avec le plan de fusion pour que celui-ci soit adopté.

Le chef des progressistes-conservateurs a fait savoir que cela nécessiterait une majorité simple, de 50 % plus une voix.

Le chef de ce nouveau parti sera élu par la majorité des membres le 28 octobre. Jason Kenney et Brian Jean entendent se présenter dans la course.

En attendant cette élection, un dirigeant intérimaire sera sélectionné par le caucus progressiste-conservateur et celui du Wildrose, le plus tôt possible après la possible ratification de l’accord par les membres.

Le nouveau parti devrait avoir son premier congrès début 2018.

Des représentants des deux partis se sont réunis au cours des deux derniers mois afin de négocier un accord.

Si leur plan de fusion n’est pas ratifié par les membres, les deux chefs de parti ont déjà annoncé qu’ils trouveront un accord de non-concurrence.

Les deux partis collaborent avec Élections Alberta pour déterminer le processus juridique visant à créer un parti uni. « Il y a plusieurs façons d'y parvenir », a expliqué le directeur adjoint des élections pour Élections Alberta, Drew Westwater.

Cependant, Élections Alberta affirme que la loi ne permet aucun transfert de fonds entre deux partis. « C'est le problème qui reste à régler », explique Drew Westwater.

Rachel Notley, première ministre de l'AlbertaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, fait le bilan de ses deux premières années à la tête de la province.

Photo : Radio-Canada

De son côté, la première ministre Rachel Notley a déclaré que cette fusion offrirait des positions « extrêmes » aux Albertains.

« Ils [les deux partis de la droite albertaine] sont d'accord pour faire des coupes massives dans les services et les programmes d'éducation, de soins de santé », a-t-elle prévenu à Cairstairs, à 65 kilomètres de Calgary, alors qu'elle faisait une annonce sur les puits orphelins jeudi matin.

Rachel Notley a également rappelé que les deux partis ne sont « pas particulièrement favorables aux droits LGBT ».

Dans un communiqué, Greg Clark, le chef du Parti albertain, a décrit cette fusion comme étant une « prise de contrôle hostile ». Il a ajouté que les partisans du Parti progressiste-conservateur qui ont déjà quitté le navire se feront plus nombreux.

Avec les informations de La Presse canadienne

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