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Des travaux sur la rivière Cap-Chat sans autorisation

Machinerie et rivière.

Archive : Cap-Chat a refait le tracé de la rivière qui menaçait un vaste secteur et la source d'eau potable.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Radio-Canada

Cap-Chat a entrepris des travaux sur la rivière du même nom sans l'autorisation du ministère de l'Environnement. La Ville s'expose à des amendes de 5000 $ par jour.

Un texte de Jean-François Deschênes

Hôtel de villeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les responsables de Cap-Chat espèrent toujours convaincre le Ministère de la nécessité des travaux.

Photo : Radio-Canada / j

La semaine dernière, la crue de la rivière Cap-Chat menaçait des résidences de la route des Fonds et des travaux d’urgence étaient nécessaires pour les protéger, expliquent les autorités.

Une fois la machinerie sur place, les élus ont décidé d’aller de l'avant avec un projet de protection à long terme du secteur. Le plan, prévu il y a déjà quelques années, prévoit redonner à la rivière à saumon son lit naturel.

Le fond de la rivière a été creusé. Il y aura un enrochement sur une distance d’un peu moins de 200 mètres, explique le maire Judes Landry.

Il veut ainsi protéger une cinquantaine de maisons, mais surtout le puits d’eau potable de la municipalité. « Au lieu de coûter 3 ou 4 millions, ça va leur coûter à peu près entre 200 000 $ à 300 000 $ et les travaux vont être faits pour longtemps. »

Contaminer l’eau, ça coûte de l’argent. On a décidé de faire sauver de l’argent au gouvernement.

Judes Landry, maire de Cap-Chat
 

La maire ajoute que Cap-Chat assume la responsabilité de faire ces travaux sans avoir l'autorisation du ministère de l'Environnement.

On va avoir un avis d’infraction. Après, on se défendra avec ça.

Judes Landry, maire de Cap-Chat

Amende possible : 5000 $ par jour

Vendredi, le Ministère a transmis à la Municipalité un avis de non-conformité pour « avoir procédé à des travaux d'une superficie de 11 773 mètres carrés ».

Québec demande de « prendre sans délai les mesures requises pour remédier à ce ou ces manquements considérés comme "graves" ».

Il est précisé que le Ministère se réserve le droit d'utiliser des mesures administratives ou judiciaires pour faire respecter la Loi sur la qualité de l'environnement. L'amende peut s'élever à 5000 $ par jour.

Comme il y a une enquête, le Ministère ne commentera pas.

Machinerie au travailAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Archives : les travaux ont eu lieu après la crue des eaux en mai 2017.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Situation d'urgence

« Je suis tanné de ça. Il y a des gens actuellement qui ne dorment pas la nuit. Il faut agir, il faut prendre des décisions », croit le conseiller municipal Régis Soucy.

Les décisions ont été prises par des gens qui ont été nommés par la population pour les protéger et les sécuriser.

Régis Soucy, conseiller et résident de la route des Fonds
Patio, piscine et chantier de construction quelques mètres plus loinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le conseiller Régis soucy ne demeure qu'à quelques mètres des travaux

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Des habitants du secteur croient que les travaux auraient dû être réalisés il y a déjà bien longtemps.

Toutefois, personne n'a voulu appuyer la démarche des élus sans les autorisations du Ministère, sauf Serge Gagnon. La semaine dernière, il a eu peur que sa maison soit complètement inondée. Des dizaines de mètres de berges ont été emportés autour de chez lui. « Il y a des études, mais elles n’aboutissent à rien. »

Il est temps que les gens qui voient ce qui se passe prennent une décision et disent : "Au diable, on le fait et après ça on verra". Ils n’avaient pas le choix.

Serge Gagnon, résident de la route des Fonds
Travaux sur la rivière Cap-ChatAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Travaux sur la rivière Cap-Chat

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

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