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L'atmosphère de Proxima b ressemblerait à celle de la Terre

Représentation artistique de l'exoplanète Proxima b en orbite autour de Proxima du Centaure.
Représentation artistique de l'exoplanète Proxima b en orbite autour de Proxima du Centaure. Photo: ESO
Radio-Canada

Des modélisations informatiques créées pour étudier l'exoplanète Proxima b donnent à croire que la composition chimique de son atmosphère ressemble à celle de la Terre, et qu'elle possède une atmosphère primitive constituée d'azote et de gaz carbonique. De bonnes nouvelles pour la recherche d'une autre planète capable de soutenir la vie.

Un texte d'Alain Labelle

Cette planète découverte en août 2016 est en orbite autour de l’étoile Proxima Centauri, située dans notre voisinage galactique, à 4,2 années-lumière – l’étoile la plus proche de notre système solaire.

Lors de l’annonce de la détection de Proxima b, les astrophysiciens avaient déjà établi qu’elle était probablement rocheuse et de dimensions semblables à celles de la Terre.

Ils avaient aussi estimé que l’exoplanète était plus proche de son étoile que Mercure l’est du Soleil. Elle se trouve en fait à une distance de 0,05 unité astronomique de son étoile. C'est également 20 fois plus près que la Terre ne l'est du Soleil. Son étoile, une naine rouge, est bien moins brillante que la nôtre. Proxima b se situe donc bien dans la zone habitable, et sa température autoriserait la présence d'eau liquide à sa surface, une condition essentielle à l'apparition de la vie.

Nouveaux constats

Depuis la publication de ces découvertes l’année dernière, des équipes européennes et américaines de chercheurs étudient l’astre afin de mieux décrire son climat et, éventuellement, de savoir s’il a le potentiel d’abriter la vie.

Le Pr Ian Boutle, de l’Université d’Exeter au Royaume-Uni, et ses collègues ont créé des modèles climatiques pour comprendre les conditions qui prévalent à la surface de l'exoplanète. Entre autres, ils ont eu recours au modèle Met Office Unified Model, qui est utilisé pour observer le climat terrestre depuis plusieurs décennies.

  • Un premier modèle permet de penser que la composition chimique de l'atmosphère de Proxima b ressemble à celle de la Terre.
  • Un deuxième modèle tend à montrer que l'exoplanète possède une atmosphère primitive constituée d'azote et de gaz carbonique.

En outre, les astrophysiciens et météorologues ont analysé différents scénarios orbitaux et ont réussi à déterminer le rapport entre les conditions climatiques et la durée d'une journée et d'un an.

Ces résultats confirment par le fait même que Proxima b pourrait contenir de l'eau à l'état liquide et posséder un climat favorable à l’apparition de la vie, même s’ils ne sont pas en mesure de déterminer s'il existe une forme de vie quelconque à sa surface.

La principale différence entre Proxima b et la Terre consiste dans le fait que son étoile émet principalement un rayonnement infrarouge qui interagit plus intensément avec la vapeur d'eau et le gaz carbonique dans l'atmosphère, ce qui influence le climat de la planète.

Le Pr James Manners, de l'Université d'Exeter

Si ces résultats sont encourageants pour notre quête d’une autre planète pouvant abriter la vie, Proxima b garde encore de nombreux secrets, notent les auteurs de ces travaux publiés dans le journal Astronomy & Astrophyics (Nouvelle fenêtre).

Et si nous réussissons à établir qu'une forme de vie peut y exister, il faudra encore s’y rendre pour le confirmer.

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