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L’Ontario prêt en cas d’accident nucléaire?

Photo de Shawn-Patrick Stensil qui parle au micro

Shawn-Patrick Stensil du groupe Greenpeace, entouré de Kerrie Pickering, à g. (Association des infirmières autorisées de l'Ontario) et de Theresa McClenaghan (Association canadienne du droit de l'environnement)

Photo : Radio-Canada / Chaîne Queen's Park

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La province, qui compte trois centrales nucléaires, n'est « pas prête » à faire face à un accident comme celui de Fukushima, au Japon, affirment des groupes environnementaux et l'Association des infirmières autorisées de l'Ontario.

La ministre de la Sécurité communautaire, Marie-France Lalonde, a lancé lundi des consultations publiques sur le plan d’urgence révisé de son gouvernement.

Or, selon Shawn-Patrick Stensil du groupe Greenpeace, ce plan ne va pas assez loin.

[Le plan proposé par le gouvernement] est insuffisant et inacceptable du point de vue de la sécurité publique.

Une citation de : Shawn-Patrick Stensil, analyste de Greenpeace

M. Stensil accuse les libéraux de faire preuve de « négligence » et de « complaisance ».

 

Radiations et eau potable

Plus de la moitié des Ontariens habitent près d’une centrale nucléaire, ajoute M. Stensil.

Selon lui, le gouvernement devrait élaborer et dévoiler un plan d’évacuation à grande échelle pour l’ensemble de la région de Toronto, en cas d’accident nucléaire.

« Ça risque d'être une discussion difficile, admet-il, mais c'est nécessaire. » Il cite à ce sujet l'exemple de la Suisse.

La centrale nucléaire de Darlington, en OntarioAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La centrale nucléaire de Darlington, en Ontario

Photo : Ontario Power Generation (site web)

Il souligne aussi que si les centrales de Pickering et de Darlington, situées sur les rives du lac Ontario, étaient touchées par un accident, l’approvisionnement en eau potable de millions d’Ontariens et d’Américains serait à risque.

Formation

De son côté, Kerrie Pickering de l'Association des infirmières autorisées de l'Ontario dit que peu de ses membres sont formés à intervenir en cas de catastrophe nucléaire.

« Nombre d'infirmières [au Japon] ont eu peur d'aller au travail après Fukushima », dit-elle, d'où l'importance de la formation, selon Mme Pickering.

Pour sa part, la ministre Lalonde affirme ceci : « La sécurité et la sûreté en Ontario sont la priorité numéro un de notre gouvernement, et c’est pourquoi nous nous sommes dotés d’un solide plan d’intervention en cas d’urgence nucléaire. »

Les consultations provinciales se termineront en juillet.

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